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| | Patauger jusqu'à être trempé! | |
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Akane Hirogami ♠ Club Littérature - Musique || Chanteuse


458 Age: 19 Job: Etudiante / Adjointe au comité des élèves Passion: Musique and Littérature Localisation: Toit, cours, comité. Humeur: Basique.
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Ven 27 Mai - 18:26 | |
| Et Yoite avait bien raison de croire qu'elle était un garçon. C'était d'une évidence même. Certes, androgyne au départ, elle avait forcé le côté masculin de son visage et de son corps, ressemblant plus à un homme. Sa voix, même, bien que plus aigu que la plupart des hommes, étaient légèrement rocailleuse et plus masculine que féminine. Savoir chanter et pousser sa voix toujours plus loin avait du bon. La maîtrise qu'elle en avait était devenu exceptionnelle. Et maintenant, elle ne saurait dire si c'est grâce à la musique ou grâce à son déguisement. Son comportement même n'avait rien de féminin. Pas de démarche féline ou perché sur des talons, pas de mouvement sensuelle de la tête, pas de sourire flamboyant. Certes, toutes les filles ne sont pas ainsi, et certes, Akane marche droit, pas super lentement, et lorsqu'elle sourit, elle rayonne d'une certaine manière. Mais elle n'a pas ce déclic féminin qu'on la plupart des filles. La quasi totalité, même. Peut être parce qu'elle a oublié comment être une fille. Et qu'elle ne veut pas que les autres le comprenne. Voilà pourquoi Yoite avait bien raison de pensait qu'elle était un garçon.
Akane tourna doucement sa tête, se retrouvant de biais. Elle l'avait penché à droite, regardant de travers Yoite, assimilant toute sa conversation. Elle n'avait pas du tout pensé à ce côté de la chose. Aurait-elle encore plus de succès plus tard ? Aurait-elle une rumeur sur le dos ? Elle se fichait bien des rumeurs, n'importe lesquelles, mais avoir une ribambelle de fille en chaleur... Non merci. Elle grimaça donc avant de répondre simplement.
"Pour les rumeurs, je ne crois pas que cela m'inquiète beaucoup. Dans ce genre de cas, j'imagine qu'on pensera que je suis gay, comme si c'était une insulte. Franchement, je m'en moque. Les rumeurs sur le sexe, ou l'amour, c'est jamais très intelligent, mais cela à le don de ne pas me déranger. Par contre, je n'avais pas pensé à ce que cela fasse l'effet inverse. T'as l'air d'en savoir beaucoup. Et moi d'être bien naïf. Dans tout les cas, je profite déjà pleinement du calme et j'espère bien en profiter longuement."
En effet, être homo, pour une fille ou pour un garçon, selon Akane, n'était pas du tout une insulte. Elle ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi certains s'insultaient avec ce genre de nomination. En quoi être attiré par des personnes du même sexe faisait de nous des individus dégoutant, méchant ou honteux ? Surtout en sachant que la plus grande racaille de l'académie, et le président même de cette même académie haïssait les filles au point de ne même pas pouvoir en voir une en photo, et donc, par déduction, ne couchait pas avec, était gay. Alors, insulter les autres de gay en sa présence devait forcement déboucher sur une bonne vieille bagarre. Enfin, de toute façon, elle ne comprenait pas ce raisonnement. Elle était bi, elle. Elle se fichait bien de savoir qui elle avait devant elle, fille ou garçon, parce que ce n'était qu'une enveloppe charnelle et que finalement, c'était l'intérieur le meilleur.
Akane tourna la tête de l'autre côté, sa tête frôlant son épaule gauche avant de la remettre droite et de hausser les épaules calmement. Oui, elle avait ce genre d'attitude froide et distante, et cela faisait fuir la plupart des personnes autours d'elle. Mais elle était aussi très sympathique et aidait ceux qui en ont besoins. En plus, elle adresse la parole très facilement aux autres. Et si elle garde ce mur entre elle et les autres, c'est surtout pour ne pas souffrir de cette relation. Parce que partir dans ce monde, c'est vraiment trop facile.
"Peut être parce que j'ai peur des relations sérieuses. C'est bien plus simple d'éloigner quelqu'un dès la première rencontre que plus tard, lorsqu'il te connait déjà un peu. Et puis franchement, si cela ne vient pas naturellement, cela devient hypocrite, hors j'en ai horreur. Je préfère perdre trente fans que mon estime de moi."
Déjà qu'elle n'en avait pas beaucoup, alors perdre ce gramme d'estime, c'est direct le suicide. Accepté de jouer la comédie du sourire et du paraître, c'est se dire que l'ont renie ses convictions, ses propres concepts et valeurs. Ce n'était pas du tout ce qu'il fallait à Akane. Si elle acceptait de mentir sur sa véritable nature, c'est parce qu'elle ne l'accepte pas et se sent plus homme que femme depuis la mort de son frère. Sourire alors que l'on en a pas envie, c'est vouloir faire plaisir pour ne pas perdre quelque chose, alors que finalement, au fond, on se fiche bien de cette personne. Mentir pour profiter des autres, c'était tout sauf le comportement acceptable préconisé par Akane.
"Je suis bien d'accord. Enfin, je te préviens que j'ai un humour assez... Hum, spécial."
Et effectivement, c'était la vérité. Elle rigolait souvent de ce qui ne faisait pas rire les autres, et regardait avec neutralité la plus grande des blagues. Parfois, aussi, elle tentait un brin d'humour. Mais cela finissait toujours par des regards consternés. Alors elle avait arrêté. Soit les autres autours d'elle était stupéfait de la voir faire une blague, soit sa blague était tellement nulle qu'elle venait de détruire son peu de réputation. Qui ne lui tenait pas plus à cœur que cela. Mais qui faisait baisser son morale. Ne pas faire rire ses amis, c'était quand même désolant.
Akane tourna doucement la tête vers Yoite, qui venait de se poser confortablement contre l'arbre. Son coude, en tout cas. Elle posa donc son regard émeraude dans celui de son compagnon avant de sourire doucement. Il en avait des biens bonnes celui là. Elle n'éclata pas de rire, ne pouffa pas non plus, mais son sourire s'élargit un petit peu, avant de disparaitre lorsqu'elle fixa l'horizon devant elle pour répondre.
"Non, j'ai fait un mouvement de protestation pacifique. Journée de travestissement. C'était assez drôle. Enfin, j'ai plutôt fait semaine de travestissement pour ma part, m'enfin."
Ou plutôt, semaine de la vérité vraie, si l'on pense que la vérité est le fait qu'elle soit une fille. Dans tout les cas, elle portait rarement des vêtements féminins, et elle n'aimait pas cela. Elle l'avait fait une fois à la fête de la saint Valentin, dans une robe toute rouge, puis lors de sa punition qu'elle avait changé en protestation. Sinon, tous se serait posé des questions sur elle, n'est-ce pas ? _________________ Elykane est de retour.  [Esfir Vovk, Elena Aleksandrov et ce compte ne pourront être présent le lundi, le mardi et le mercredi. Les cours, c'est le mal.] |
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Mar 19 Juil - 18:35 | |
| . . . . Le profil de quelqu'un, c'est ... différent, incomplet. Mieux? Yoite s'était déjà regardé de profil dans une glace, appréciant avec une certaine fierté l'originalité de sa coiffure, les formes fines de son visage, l'imposante place de son tatouage ou encore ces nombreux piercings. Il ne faisait pas une fixette sur les profils mais il trouvait quand même qu'il reflétait une partie différente de chaque personne. Le visage lui-même n'est pas forcément symétrique, il connaissait des personnes qui avaient un œil plus petit que l'autre, une cicatrice sur un sourcil ou un défaut de naissance qui le rendait unique. Ça donnait des profils complètement différents du face à face habituel. Jusque-là, il n'avait pas rencontré grand monde (pour ne pas dire personne en ce premier jour) et son intérêt se porta donc sur le profil d'Akane. Pourquoi? ... pourquoi pas, surtout. Ce mec était beau, original et aussi trop à l'ouest pour le remarquer (ou trop bien élevé pour le dire). Ils avaient ce point commun d'avoir des cheveux étranges, des mèches courtes mélangées à des longues, un désordre ordonné, un fouillis qui disait "pas coiffé" mais donc le gel ou le sèche-cheveux prouvaient le contraire. Les yeux? Bridés, logiquement. Le nez, étonnamment petit pour un mec et une bouche qui disait embrasse-moi. Le profil le mettait en valeur, pas beaucoup plus que le face à face mais de manière assez radicale quand même. Maintenant c'était certain, il n'allait plus bouger de cette place tant qu'ils avaient encore des choses à se dire. La journée ne faisait que commencer mais elle était placée sous un bon signe, il le sentait!
Anti-homophobes, hein? C'était l'impression qu'avait Cheveux Bleus en cet instant. C'était un fait que, tout à l'heure, quand il avait dit qu'il était gay, Akane n'avait rien rétorqué, n'avait pas été gêné et encore dégoûté. Tant mieux! Mais cela cachait-il quelque chose? Le jeune brun était-il finalement un homosexuel dans l'âme? Un bisexuel refoulé? Il se disait ignorant des rumeurs alors pourquoi se cacherait-il? Sa future célébrité lui mettrait-il des bâtons dans les roues?
"Tu serais pas gay, finalement? Je zappe ma logique irréfutable, c'est juste une question parmi tant d'autres. T'as l'air tellement zen face à l'éventualité que ça reste possible." tenta-t-il vainement d'expliquer sans paraître absolument grossier. "Et tu te trompes, j'en sais sûrement pas plus que toi sur les rumeurs et les conséquences de ton attitude, c'est juste ce que je pense. Après, ça peut très bien ne jamais arriver."
Autant éviter de faire croire n'importe quoi. Le jeune japonais n'était pas contre l'idée de mentir un peu, de le voir courir dès qu'il lui disait un truc un peu hors-sujet mais comme déjà dit, ils ne se connaissaient pas assez. Se moquer de la personne en charge de la discipline ou de je-ne-sais-quoi ici n'était pas une bonne idée pour une première rencontre. Valait mieux attendre une prochaine fois ... de toute façon, il ne pourrait sûrement pas s'en empêcher. C'était son défi personnel, il avait envie de voir Akane sous un autre jour, de le voir avec des expressions de visage surprenantes même si ça devait lui retomber sur la figure après coup.
Là. Yoite l'avait ce début de point faible qu'il cherchait chez chaque personne avec qui il discutait plus de 2 minutes. Akane avait parlé de peur des relations sérieuses. C'était pas forcément un point faible mais ça semblait quand même être une information importante. Il ne chercha même pas à savoir aussitôt pourquoi, il partit directement dans ses délires personnels à chercher si ça lui était déjà arrivé. La réponse était évidente, c'était non. Au contraire même. Yoite ne recherchait pas les relations sans lendemain hormis quand c'était sexuel. Dès que ça parlait d'amitié, il voyait ça sur la longueur et si quelque chose venait contrarier ses plans, alors il demandait des explications. Il n'était pas parfait et avait déjà été le responsable d'un désastre amical mais il savait reconnaître ses torts. Finalement, il se demanda même comment est-ce qu'on pouvait craindre ce genre de relations? N'étaient-elles pas les meilleures justement? Les sourcils froncés, signe d'incompréhension, il ne tarda pas à donner son point de vue même si on ne le lui avait pas demandé.
"Faut que tu m'expliques, là. T'as subi une immense déception dans une relation sérieuse pour penser ça? Ou bien, c'est un mensonge et finalement tu les désires plus que tout ces relations? Parce que tu vois, sans relation sérieuse - en restant dans le domaine amical - moi, je suis plus rien. Je crains pas la solitude à ce point-là mais si je peux l'éviter, tant mieux."
Ça revenait à ce qu'il avait dit tout à l'heure, le côté asocial d'Akane qui clochait si bien avec son groupe. Vraiment, si la personnalité de ce mec continuait à l'enquiquiner à ce point, il allai devoir mener une petite enquête, découvrir les noms des autres membres du groupe, interroger ses amis avec la discrète-attitude. Il n'avait pas l'intention de lui causer des ennuis ou de venir un boulet, non, il voulait juste tenter de percer le mystère Akane. Ça allait juste l'occuper quelques jours, rien de dramatique.
Ah ah ah. Protestation pacifique en mettant une jupe? Où était l'intérêt là? Akane avait-il quelque chose à redire contre les pantalons des uniformes masculins? Ou des jupes alors? Qu'est-ce qui avait déclenché ça? Puisqu'il avait quelqu'un devant lui qui semblait visé au plus haut point, Cheveux bleus n'allait pas se gêner pour poser des questions. Et si ça dérangeait? Bah il suffisait de lui faire comprendre qu'il n'avait qu'à demander ailleurs.
"Raconte-moi tout. T'as des photos? J'aurais aimé voir ça. En plus, avec ton visage, ça devait à peine choquer!"
Tu brûles chaton, recule de quelques mètres. Dans tous les cas, lui ne ferait jamais ça. Bourré, peut-être. Non sincèrement, comment pouvait-on mettre une jupe en étant un mec, juste pour protester? Il pouvait comprendre les objectifs d'une protestation mais souvent, il se moquait grandement des moyens employés. Là, il avait déjà envie de rire, de voir pour croire et même s'il savait que ça serait malvenu, il n'en n'avait que faire. Les filles en pantalons, on en voit beaucoup, les mecs en jupes ... Le Japon a encore fort à faire, on n'est pas en Écosse ici et quand on voit le résultat que ça donne là-bas ... ouais, vraiment, il avait envie de rire.
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|  | | Akane Hirogami ♠ Club Littérature - Musique || Chanteuse


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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Dim 24 Juil - 20:55 | |
| Akane regarda un instant devant elle, ne prononçant aucune parole. Il était vrai qu'elle était homosexuelle. Hétéro aussi. Bi par définition. Et il était aussi vrai qu'elle l’admettait comme une chose peu importante. Oui, et alors ? Ce n'était pas parce qu'elle était bi qu'elle était bizarre - bien qu'elle le soit, d'une manière ou d'une autre - qu'elle était méchante, soumise ou je ne sais quoi. Ce n'était qu'une petite partie d'elle même et sa situation avec l'amour n'importait qu'elle. Chassant un brin de conversation avec Elio qui lui disait qu'il l'épouserait elle remit les deux pieds sur terre, avant de paraître impoli devant Yoite et tenta de répondre. Parce qu'elle trouvait qu'elle parlait un peu trop facilement avec cheveux bleus.
"Je suis bi, pour être exacte. Fille, garçon, je m'en moque. Et je ne trouve pas que cela soit gênant, voilà pourquoi je reste calme. Bah, j'accepte qui je suis."
Ou plutôt celui que je voudrais être. M'enfin. Dans cette lignée, Akane ne répondit pas à l'explication de Yoite sur les rumeurs. Soit, il était aussi novice qu'Akane. Bien que ce soit les rumeurs qui ont souvent permis aux administrations des lycées de la jeune fille de la retrouver et de la renvoyer. Elle participait tellement activement aux rebellions, avec son passé qui la suivait maintenant. Bien sûr, elle ne regrettait pas. Elle réfléchissait juste plus maintenant en se disant qu'elle allait par la suite avoir du mal à faire avec. Le nombre d'école supérieur, ou même de job qui filerait devant son nez parce qu'elle sera répertorié rebelle facile... Mais si c'était à refaire, elle le referait. Comme toujours. Ne jamais regretter. Elle se l'était promis. Promis à la mort de son frère. Un voile sombre s'abattit sur son visage. Elle revoyait encore son sourire. Sa main dans la sienne et son rire contre son oreille. Chassant l'image d'un revers de main, elle écouta les paroles de Yoite et essaya de tout comprendre avant de répondre. C'était cela de rêvasser, on perdait la moitié des phrases. Ne trouvant pas une manière de dire les choses subtilement, Akane tourna juste sa tête et posa un regard morne dans les yeux de Yoite, et doucement, elle souffla.
"Ouais, un mort, c'est tragique."
Puis, elle ferma les yeux, respira, et reprit sa contemplation de l'arbre. Souhaitant tout de même ajouter quelque chose, elle tourna encore une fois sa tête vers son vis-à-vis et cette fois-ci, le regarda normalement.
" Je suis contre les relations superficielles. Je n'aime pas l'hypocrisie d'une relation artificielle et je n'aime pas non plus le manque de goût d'une relation charnelle. J'ai besoins d'avoir vraiment confiance, et même alors, je reste méfiant. J'ai du mal à m'ouvrir, même avec des personnes que j'adore. Tu sais sans doute qu'on à tous des secrets, moi les miens, ils m'empêchent de vivre."
Elle l’admettait. Elle l'admettait et elle s'en voulut juste après. Refoulant l'élan de tristesse qui la gagné, elle replongea sa vue sur l'arbre, et appuya de toutes ses forces la pulpe de ses doigts sur les sinuosités du bois. Elle n'avait jamais autant parlé à quelqu'un, surtout pas de son frère. Même Elio ne savait pas que quelqu'un proche d'elle avait connu une fin plus ou moins tragique. Elle n'avait même pas essayé de lui faire comprendre. Kyo savait bien qu'elle était une fille, et que son frère était mort, mais pas que cela la tuait autant. D'ailleurs, elle même n'avait compris que maintenant que la plaie qui s'était ouverte ce jour là ne s'était même pas cicatrisé. C'était bien pire, elle s'était ouverte plus grande, jusqu'à devenir béante. Et elle, sous des tonnes de médicaments, de vie sans prendre le temps de se parler, de se réconcilier avec elle même, elle se tuait sans le savoir. Elle venait de le comprendre, et elle en souffrait. Sauf qu'il était hors de question de changer maintenant, et de le montrer à quiconque. Hors, elle n'était pas seule. Elle n'était jamais seule. Kaoru était toujours là. Elle ne voulait pas lui montrer qu'elle était triste et faible. Jamais.
Reprenant un semblant de contenance, la jeune fille sourit doucement à la remarque de Yoite. Il avait des côtés inquiétant qui la poussait à se découvrir de trop, mais il avait aussi des côtés chiant qui le faisait se refermer. Tournant sa tête de droite à gauche, elle répondit d'une voix redevenue tout à fait normal - c'est bon de savoir se contrôler-.
"Dommage pour toi, mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de photos. peut être qu'Elio en avait prise se jour là, mais comme il n'est plus là... Oui, je sais. Androgyne. Cela a du bon et du moins bon. Je peux me permettre de faire des choses que la plupart des garçons ne peuvent pas. Personnellement, je n'aime pas du tout me travestir en fille, mais il y avait de l'idée là dedans, alors pourquoi pas. Je suis un peu opportuniste sur les bords."
C'était exactement le mot. Ne tenant pas à se montrer en fille sans une bonne excuse, la jeune fille avait tenu à le faire publiquement, en se montrant encore davantage. Oui, il n'y a rien de mieux pour que cela passe sans casser. Le montrer fièrement, comme si tout cela était tout à fait normal. Le crier sur tout les toits, tout en restant discret ensuite pour ne pas éveiller non plus trop de soupçon. Akane n'était pas quelqu'un qui faisait dans la dentelle, généralement. Le mot juste, le sang un peu trop chaud, elle envoyait bouler sans ménagement ceux qui la dérangeait, et elle allait même jusqu'à mettre la main à la pâte - sans mauvais jeu de mot 8D - si la situation ne se clarifiait pas. Elle savait se défendre, verbalement comme physiquement. Elle avait appris parce qu'elle était une fille. Aussi parce qu'elle aimait se battre, enfant, et qu'elle avait déjà pris la défense de son frère contre des gars bien plus grand et plus fort qu'elle. Dans ce temps là, elle se demandait pourquoi elle n'avait pas le corps de son frère, parce qu'elle avait l'impression d'être un garçon. Ensuite, elle avait trouvé cela normal, qu'elle était juste passionnée par des choses peu communes pour une fille. Maintenant, elle voulait simplement et purement être un garçon aux yeux du monde et aux siens, mais elle ne ferait jamais le premier pas vers une opération. Simplement parce que son frère l'avait aimé pour ce qu'elle était. Il aimait la voir comme une fille, un peu - beaucoup- garçon manqué, mais une fille quand même. Alors, pour lui, elle était une fille, et pour elle, elle était un garçon. Mais elle était un garçon pour lui aussi.
En fait, il n'y avait rien de plus illogique que cette histoire de fille-garçon, de relation sérieuse ou pas et d'Akane, tout simplement. Elle n'était pas du tout logique, plutôt paradoxale, mais elle ne se posait pas plus de question, de peur d'en comprendre trop surement.
[Post de plus en plus bizarre et je suis en train de creuser la tombe d'Akane, mais bon, il fallait un jour ou un autre qu'elle se rende compte de ce genre de chose 8D] _________________ Elykane est de retour.  [Esfir Vovk, Elena Aleksandrov et ce compte ne pourront être présent le lundi, le mardi et le mercredi. Les cours, c'est le mal.] |
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Mar 16 Aoû - 16:22 | |
| . . . . S'accepter, hein? Contre toute attente, c'était sûrement beaucoup plus difficile à faire qu'à dire. Yoite avait vite choisi un style rebelle, contraire aux lois de ses parents et à celles de la société en général mais il n'en restait pas moins qu'il se trouvait ridicule certains matins, devant le miroir. Sa tignasse bleue et ce tatouage qu'il aura toute sa vie. Il savait pertinemment qu'actuellement, il ne regrettait pas tous ces changements mais peut-être allait-il s'en mordre les doigts dans quelques années. Les regards curieux, moqueurs, accusateurs qu'il croisait dans la rue au fil des jours étaient là pour le remettre dans le droit chemin. Tant que les gens le regardaient comme un alien débarquant d'une autre galaxie, il ne risquait pas de changer. Il n'avait pas envie de se fondre dans la masse, il voulait juste être ... lui-même. Alors savoir qu'Akane venait de lui révéler qu'il s'acceptait, ça lui fit plaisir. Le jeune brun n'était pas aussi décalé que lui physiquement mais il avait son propre style, sa façon de penser et de parler bien à lui et pour rien au monde il l'aurait pris pour un mec banal. Jamais. Surtout qu'être en plus bisexuel, c'est rendre le tout plus crédible.
"Tu parles comme quelqu'un qui n'a jamais subi de brimades. C'est possible, encore heureux, mais si c'est vraiment ton cas avec ton physique actuel ... alors bravo. Moi, j'ai eu ma dose aussi et ça forge le caractère mais c'est jamais agréable. Sortir avec quelqu'un du même sexe, ça ne me gêne pas moi non plus mais ça gêne les autres. Et puis, tu es sûrement au courant du fait que les gens ne disent pas forcément ce qu'ils pensent. A force d'entendre "sale p*dé", "tafiole", "suce-b*te" ou autre, tu finis par te dire que tu as peut-être tort. T'as l'air tellement ... à l'ouest." finit-il en ricanant. Que pouvait-il faire d'autre? Il venait de se rendre compte que les mauvais souvenirs de sa vie, les pires mêmes, semblaient complètement inconnus dans le monde d'Akane. Des deux mecs là, qui était l'alien hein?
Mais l'ambiance n'était plus au rire, voire au sourire. Le mot "mort" fut prononcé et Yoite tiqua. Ouh là, finalement c'était peut-être plus sérieux qu'il ne l'avait pensé. Akane était-il si différent à cause d'un proche perdu? Ça expliquait pas mal de choses même si les réactions dépendaient généralement du caractère de la personne. Yoite, lui, il savait que s'il devait perdre sa princesse, sa petite sœur chérie, il n'aurait sûrement plus ce caractère joyeux et vivant qu'il arborait avec fierté depuis son entrée ici. Il ne passait pas ses journées avec elle, la trouvait chiante quand elle se mettait à brailler et ne supportait pas qu'elle vienne le coller à longueur de journées mais c'était sa sœur, la seule qu'il avait, son sang. Jusque-là, cependant, il ne pouvait guère juger réellement ce qu'était une telle sensation. Il devait s'avouer chanceux de n'avoir jamais perdu de proches ...
"T'as perdu un de tes parents?"
La question faisait mal, elle était violente, directe et particulièrement mesquine. Ce n'était pas l'intention voulue mais il n'y avait pas de façon d'aborder ce genre de sujets de toute manière. Yoite n'avait pas de droit ici, il marchait en terrain miné et il le savait mais il était prêt à se faire rabrouer si tel était le choix de son camarade. Sa question était posée en toute humilité, sans arrière-pensée et sans jugement. Il n'allait pas finir par lui dire que ça avait eu, vraisemblablement, des répercussions sur son caractère, il voulait juste vérifier des sources qu'il trouvait trop larges. D'ailleurs, il avait tendance à croire qu'il était sur la bonne piste. Non pas du mort en question mais sur la piste des révélations un peu personnelles. Depuis tout à l'heure, sans qu'il ne sache trop pourquoi, Akane lui parlait franchement et sans gêne semblait-il. Il avait prit goût à tout cela et appréciait cette relation à sa juste valeur. Ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam mais ils discutaient allègrement de choses pourtant très difficiles. Avaient-ils cherché tous deux à se confier au même moment? Peu de chance, non. Yoite n'était pas en manque d'oreilles attentives pour ça, il trouvait toujours quelqu'un pour se défouler quand il en avait besoin et si un jour ce n'était pas le cas, il pouvait toujours parler tout seul. Il n'en n'était jamais arrivé là, mais qui sait? Esquissant un sourire, volontairement taquin et visiblement moqueur, il répéta :
"Des secrets?"
Il fit cependant une pause avant de se pencher sur ses propres secrets à lui. Il en avait bien sûr, mais ils n'étaient pas non plus très importants. Il n'avait pas caché un cadavre dans son jardin, il n'avait pas fait exploser son chien juste pour voir, il n'avait même pas regardé sous les jupes des filles quand il avait pu le faire. Ses secrets à lui se basaient uniquement sur sa petite personne, sur les fréquentations qu'il accumulait dernièrement, sur une éventuelle perte de poids qu'il ne contrôlait plus vraiment ... Rien de très grave mais assez personnel pour qu'il n'ait pas envie de le dire au premier venu. Et pourtant, il insista quand même, chassant avec vitesse sa conscience qui lui disait de ne pas avancer davantage sur cette voie :
"C'est peut-être le moment de lâcher ton fardeau ..." commença-t-il avant de bifurquer presque en angle droit "Il n'empêche que tu as sûrement raison de penser comme ça seulement ... on dirait un vieux. T'as l'air d'avoir tout juste dépassé la 20aine mais tu sembles vouloir te poser et fonder une famille dans l'année. Les relations superficielles, ça fait partie de l'adolescence, on est tous comme ça, à dire "on restera amis" et à oublier son nom dès qu'il a franchi la porte. Si tu t'arrêtes déjà là-dessus maintenant, tu auras envie de changement quand tu seras proche de la retraite. Papi en crise, sérieux. Tu te prends trop la tête."
Égocentrique? Nombriliste? Yoite n'était pas parfait, bien sûr, et c'était aussi vrai qu'il avait du mal à accepter les pensées des autres. Il exposait très rapidement son point de vue, montrant avec preuves ou non ce qu'il préférait lui. On pouvait très bien le détester pour ça, lui rétorquer qu'il n'aimait jamais rien mais au moins, il disait toujours ce qu'il pensait (ou presque, il est pas stupide non plus). Sa force de caractère résidait principalement dans sa façon de voir les choses, de juger du haut de sa taille de japonais normal. Il n'avait pas tout vu, ni tout connu mais il n'aimait pas rester passif et juste répondre "ah ouais?". Ce n'était intéressant pour personne et même si ses mots volaient parfois au-dessus de sa pensée, ça restait davantage dans les mémoires qu'un mec qui baille en vous écoutant.
Mais comme il faut des hauts et des bas dans une discussion, il était temps d'aborder un sujet qui faisait plus sourire qu'autre chose. L'imagination de Yoite était grandissante, il voyait déjà Akane avec une mini-jupe, quelques poils mal répartis sur les jambes, la pose de Marilyn Monroe et la bouche en cœur. On ne pouvait pas lui en vouloir, le travestissement le mettait dans tous ses états. Il se maquillait, certes, mais à sa façon. On ne lui avait jamais dit "Aaaah, tu ressembles à une fille!". Son maquillage définissait sa personnalité, le poussait dans son rôle, l'aidait à garder le cap aussi. Les vêtements par contre, il était hors de question qu'il les change. Son style était simple, le côté à l'aise primait sur tous les autres. Un jean en plein soleil? Jamais, il préférait un bon vieux pantalon de jogging porté à l'usure. Des pyjamas? Le strict minimum, un boxer sinon rien ... Pourquoi se faire chier? Alors Akane qui porte volontairement une jupe pour avoir plus de poids dans une manifestation, il trouvait ça débile, ridicule, honteux et grossier. Tous les qualificatifs qui rentrent dans la catégorie du négatif. Il allait exprimer ses pensées s'il lui posait la question mais il était aussi conscient que c'était du passé et que son avis n'allait rien changer. Akane était grand, têtu et assez célèbre avec son groupe pour pouvoir se le permettre. Ses fans avaient-elles apprécié?
"Tu m'intrigues là. Qu'est-ce qu'un androgyne peut faire de plus qu'un "vrai" mec? A part porter une jupe et assumer, je vois pas ..."
Les yeux tournés au maximum vers la droite, Yoite fuyait avec force le regard d'Akane. Son état d'esprit actuel le poussait à se moquer beaucoup plus sincèrement que ça mais il se retint finalement. Il ne fallait pas gâcher cet instant et puis celui-ci avait dit qu'il n'aimait pas ça de toute façon. Mensonge? Il ne le saura jamais mais qu'il ne s'avise pas de le recroiser en "petite tenue", car là ... En attendant, il marqua dans un coin de sa tête le nom d'Elio. Évidemment bien sûr, ça ne lui disait rien du tout mais comme le jeune brun venait d'en parler, ça allait peut-être l'aider à recoller tous les morceaux qui commençaient à s'entrechoquer dans son cerveau. Il avait bien pensé aller faire un tour à la bibliothèque pour chercher une archive des élèves mais à part des photos, il ne risquait pas de trouver grand chose. Non, il lui fallait plus. Un journal. Comme toute académie de riches, il devait bien y avoir un journal ici, racontant les moindres potins de la haute-bourgeoisie. Peu importait le temps, il finirait par tout savoir. L'obstination, c'est un art.
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Dernière édition par Yoite Unden le Ven 30 Déc - 17:15, édité 2 fois |
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Mar 23 Aoû - 14:44 | |
| Des brimades? Elle en avait peut être reçus. Elle ne s'en souvenait pas. Petite, elle était tellement jolie et agréable que personne ne pouvait lui vouloir quelque chose de malfaisant. Lorsqu'elle avait un peu grandis, elle était devenue bagarreuse, mais son sourire fleurissait toujours plus que les bleus. Elle n'était pas faite pour être une victime, voilà ce qu'elle disait. Lorsque son frère fut au ciel, son univers bascula, mais elle n'eut jamais le temps de devenir une victime. Son ton était toujours trop sec avec ceux qui cherchait de la violence pour rien, et elle n'avait jamais eu l'imprudence de révéler son secret. Certaine que cela ne lui ferait pas de la bonne pub, incitant sans doute les moqueries. Elle n'avait pas honte de cacher sa véritable nature. Ce dont elle avait honte, c'était de sa véritable identité. Détail. Elle avait eu des relations avec des filles comme avec des garçons, mais jamais on ne l'avait emmerdé avec cela ouvertement. Elle traînait toujours avec le même genre de personnage. Un peu comme elle, trop décalé pour vivre en société tranquillement. Et comme elle n'allait ps se foutre dans la merde consciemment, elle n'avait jamais eu a essuyer de brimade. En tout cas, dans ces souvenirs.
Peut être tort. Akane ne s'était jamais posé la question. Il était idiot de vouloir contrôler les sentiments des autres. Comme si on avait choisit d'aimer telle ou telle personne. Elle pensait déjà ainsi il y a des années, et elle ne changerait pas d'avis la dessus. Elle savait conscience que pour beaucoup, ce qui semblait naturel chez elle ne l'était pas pour eux. Mais elle savait aussi qu'elle n'était pas influençable. Pas autant que les autres. Sa conviction personnelle était trop forte pour qu'on puisse ainsi la faire changer d'avis. Cela avait du bon, et du moins bon. Elle avait conscience que si pour elle cela n'avait pas était dur d'accepter son attirance pour les deux sexes, cela pouvait l'être pour les autres. Elle avait eu des amis à moitié en sang chez elle parce qu'ils étaient homosexuels. Une belle connerie que voilà, mais c'était la réalité. Elle avait peut être eu de la chance, beaucoup de chance, pour être passé ainsi à côté d'une côte fêlé et d'insulte pitoyable. Peut être bien. Mais elle savait ce qui en coûtait à ceux qui n'avait pas eu cette chance là. Alors, même si elle disait cela d'une voix paisible et contrôlé, comme si elle était d'un autre monde, elle pensait à tout ceux qui souffrait encore de ce manque de maturité.
"J'ai jamais été vraiment emmerdé pour mon orientation. Mais j'ai des amis qui ce sont pris assez de raclés pour savoir que ça ne plaît pas à tout le monde."
Il suffisait juste de ne pas y penser. De ne pas penser à son pote qui avait changé physiquement. Un nez cassé, une arcade en sang... Des cicatrices sur le visage, mais aussi sur tout le corps qui resterait, comme pour inscrire au fer rouge son manquement à la normalité. Normalité, belle connerie que voilà. Il y avait de quoi être en colère. Mais Akane avait déjà eu sa dose. Elle se rappelait maintenant avoir déjà protéger un ami ainsi. Elle gardait une vilaine cicatrice sur son bras droit. Un tesson de bouteille lui avait fait perdre assez de sang pour qu'elle se demande si elle ne devait pas passer à l'hôpital. Elle avait réussir à s'en aller vivante avec lui. Il avait changé de ville. Elle aussi. Pour des raisons tout à fait différente. C'était étrange. Hier encore, elle ne se souvenait plus de cela. Inconsciemment, elle avait effacé sa vie avant Keimoo. Pas parce que rien n'était bon dans cette vie là, mais parce qu'elle avait peur de se souvenir des sourires de sa bande, de revoir leurs visages à tous et de partir en crise de larmes. Elle avait beau paraître un peu froide et peu lié aux autres, elle était un peu trop sentimentale. Et elle mettait cela sur le dos de sa féminité. Un peu macho sur les bords.
Elle redressa la tête, pensant soudain à ses propres paroles. C'était dur de ne jamais se confier, difficile de croiser tout le monde et leur mentir à jamais. Bien sûr, certains avaient compris, certains étaient au courant. Mais ce n'était pas par choix. Des accidents, des manques de prudence. Elle s'en mordait les doigts, consciente qu'elle ne pouvait de toute façon pas effacer celle qu'elle était.
"On peut dire ça."
Elle ne voulait pas se mouiller plus. Pas lui dire que c'était son frère. Pas lui dire que c'était son jumeau. Pas lui dire que c'était aussi une part d'elle-même. Déjà parce qu'elle ne le connaissait pas. Mais aussi parce que le dire, c'était l'admettre enfin. Et Akane ne voulait pas l'entendre de sa propre bouche. Dire que son frère était mort, c'était finir de l'achevé. Perdre tout espoir et se convaincre qu'il n'était vraiment plut. Et Akane ne voulait pas de ça. elle n'était pas asse idiote pour croire qu'il était encore vivant physiquement. Mais elle voulait se persuader qu'il vivait en elle, et qu'elle était morte à sa place, prenant son apparence, sa vie à la place de la sienne. C'était idiot, et en continuant ainsi, elle ne faisait que souffrir plus et ne pas pouvoir faire son deuil correctement. Mais il n'y a pas besoins de logique dans son monde. Surtout pas.
"Peut être que ça me va, d'être déjà grand père. Je n'ai pas l'impression d'avoir besoins d'avoir ce genre de relation. Mais tu sais, j'connais quand même des personnes dont le prénom m'échappe, des personnes avec qui je n'ai rien en commun et avec qui j'ai peut être parlé une ou deux fois sans plus. Y en a même avec qui j'ai partagé des moments plus ou moins fort de ma vie. Je ne regrette pas. Parce que je ne regrette rien."
C'était aussi vrai qu'Akane se prenait trop la tête. Elle était blasée par certaines choses, complétement je m'en foutiste pour d'autres, et puis, complétement arriéré aussi. C'était paradoxale et compréhensible. Ouverte et fermée. Souriante et froide. Fille et garçon. Elle n'avait pas reprit la personnalité de son frère consciemment. Sa personnalité avant sa mort, c'était plutôt le genre de fille souriante, complétement adulée parce qu'à l'aise et naturel. Et son frère était son exacte opposé. Froid, distant, fermé. Lorsqu'il disparut, Akane ne put s'empêcher de devenir un peu comme lui. Les deux personnalités se mélangeant. Elle était toujours aussi à l'aise avec les autres, ne rechignant jamais devant le contact avec autrui. Elle aimait aider les autres, gardait toujours une dose de chaleur pour ceux qui le méritait. Mais elle avait aussi des côtés plus sombre. Distante avec les inconnus, Peu bavarde. Fermée sur ses relations. Elle n'en avait pas conscience. Pas conscience du tout.
"Je te trouve bien curieux. Il y a des choses que tu devrais apprendre par toi même."
Et ce qu'Akane ne savait pas, c'était que Yoite le ferait très volontiers, d'en apprendre plus par lui-même. Elle ne savait pas qu'il pensait en ce moment même à feuilleter un journal sur l'académie, afin d'en savoir plus sur son entourage. Elle ne savait pas non plus qu'il tenterait d'en savoir plus sur Elio, et qu'elle avait peut être lâché des noms un peu trop imprudemment. Mais peut être ne recroisera t-elle jamais la route de cheveux bleus, alors pourquoi s'en faire ? Akane n'était pas paranoïaque. Pas pour ce genre de chose, en tout cas.
"Et tu ne te pose pas la question de ce que pourrait faire de plus un androgyne par rapport à une "vraie" fille ?"
Elle se permit de lui faire un clin d’œil, avant de rire silencieusement. C'était exactement le genre de blague qu'elle sortait, et qui laissait généralement les autres perplexe. On lui faisait souvent remarquer qu'elle était à côté de la plaque, et beaucoup n'avait pas tort. Akane, c'était le genre de personne qui n'avait pas l'impression d'en faire trop ou pas assez. Elle se laissait bercer par le courant, et elle se réveillait parfois, éclatant de rire devant des roseaux avant de s'enfoncer dans un profond sommeil de quiétude. Elle n'était pas prévisible et avait la fâcheuse tendance d'être un peu comme deux personnes. Elle n'était pas schizophrène pour autant -c'esttellementtroplamode- mais elle était peut être un peu bipolaire. Quoi que ce n'était pas exactement cela non plus.
[Désolée pour le retard >< Et j'espère que c'est pas trop bizarre O.O -J'écris parfois des trucs complétement fou, et quand je me relis j'me dis que j'ai un grave problème xD] _________________ Elykane est de retour.  [Esfir Vovk, Elena Aleksandrov et ce compte ne pourront être présent le lundi, le mardi et le mercredi. Les cours, c'est le mal.] |
|  | | Yoite Unden ♠ Club Art - Natation - Photo

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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Mer 4 Jan - 0:44 | |
| | Spoiler: | | | Sorry |
. . . . Ainsi, c'était la même chose pour tout le monde? Dans un sens, ça rassurait Yoite. Savoir qu'il n'était pas le seul au monde a avoir été mis de côté parce qu'il rêvait d'un homme. Au départ, ces choses-là on ne les comprend pas. L'âge qu'on a quand on en prend conscience a son importance. On n'est pas tous capables de s'assumer, surtout si d'avance on a que peu d'amis. Les clichés sont tels qu'ils sont imprimés dans le cerveau des nouveaux-nés avant même qu'ils ne pleurent pour la première fois. Alors qu'est-ce qui fait que, ce jour-là, un changement intervient? Pourquoi est-ce qu'alors qu'il avait tout juste 14 ans, son corps lui avait fait comprendre qu'il aimait ce qu'il voyait sous cette douche? A 14 ans hein ... Les souvenirs lointains et mitigés n'avaient jamais été la tasse de thé du jeune japonais et son regard se voila quelques secondes lorsqu'il repensa à tout ça. Mon dieu que le temps passait vite. Adieu le temps de l'innocence. Aujourd'hui, il assumait avec force et fierté tout ce qu'il faisait, même si parfois il aurait plutôt dû fuir la queue entre les jambes. Un léger sourire sur les lèvres, presque triste, il répondit juste :
"Estime-toi chanceux."
Car oui, Akane l'était et ce encore aujourd'hui. Ce n'était pas parce que Monsieur faisait partie d'un groupe, ou qu'il s'assumait sans craindre le regard des autres, qu'il n'allait pas finir victime des brimades un jour ou l'autre. Il n'y a pas d'âge pour se battre, ni pour se moquer. Si Akane devait toucher de la peau de singe pour garder sa chance, c'était le moment! En attendant, quelque chose le chiffonnait un peu dans sa façon de tourner sa phrase. Que devait comprendre Cheveux bleus? Il doutait fort qu'il y ait un sens caché dans tout ça mais il ne pouvait s'empêcher de penser que son acolyte venait de s'ouvrir encore un peu. Exprès? A priori non, mais le japonais n'allait pas se priver pour autant! Déstabiliser la statue n'était pas non plus quelque chose qu'on pouvait voir tous les jours alors il allait prendre le risque d'essayer!
"T'as été emmerdé pour autre chose alors? Peut-être pour le fait que tu sappes en fille à tes heures perdues? Tu le faisais déjà quand tu étais plus jeune?"
Le ton n'était pas le même, Yoite se moquait. Loin de là les brimades dont ils étaient justement en train de parler mais c'était assez flagrant pour qu'il puisse se faire remonter les bretelles. Le tact, ça s'apprend, c'est pas inné. Yoite s'était déjà fait engueulé à maintes reprises pour cette franchise trop crue et inattendue mais il était comme ça maintenant, c'était trop tard! Seulement, comment réagirait-il si Akane lui disait "oui"?
Aïe. C'était un oui détourné. Là, valait mieux faire marche arrière. Certains disent qu'il est plus aisé de se confier à un inconnu ... Yoite n'était pas d'accord. Il avait toujours préféré se confier à son oncle, voir à son frère quand il avait des soucis. C'était dur mais une fois lancé, la honte d'avoir tout dit se révélait moins grande sur la longueur et les proches savaient comment réconforter. Un inconnu ... ça restait un inconnu, au pire un mauvais souvenir à effacer tout de suite! Faut pas tout dire, il faut savoir encaisser aussi, se renforcer pour garder une certaine image. Akane était fort. Le sujet paraissait sensible mais l'expression qu'il avait actuellement sur le visage ne le trahissait en rien. Le japonais n'avait pas l'intention de pousser plus loin sa curiosité. Il était déjà "heureux" d'en savoir autant même s'il n'était sûrement pas le seul. Peut-être que c'était passé dans le journal à une époque plus lointaine. Devait-il faire des recherches? Bizarrement, la réponse qui lui vint aux yeux fut non, aussitôt. Il y avait des choses qu'on ne devait soit pas savoir, soit apprendre en personne. Le passé personnel d'Akane, ça ne le regardait pas.
"Très bien, papy! Je te laisse dans ton monde de vieux puisque tu sembles pas vouloir changer d'avis! Mais crois-moi ... on se retrouvera dans quelques années, je serai placé avec THE bonhomme de fou, amoureux fous et toi ... tu chercheras toujours la perle rare. Je lance pas le pari, on sait pas ce que la vie nous réserve mais avec de telles idées, je suis pratiquement sûr de mon coup."
Quelle modestie.
"J'imagine que tu diras ça de moi aussi, quand je vais enfin daigner te laisser tranquille sous ton arbre : "Des personnes avec qui j'ai parlé une ou deux fois sans plus." Tu sais, je me fiche bien que tu me toises la prochaine fois qu'on se croise mais ce qui me vexerait davantage, même si tu t'en fous, c'est que tu oublies mon prénom. Tu peux tout zapper de moi, même mon visage mais enregistre mon nom. Je veux être un mec connu, tu comprends!"
La fin de son monologue, c'étaient des conneries. Yoite n'avait pas envie de célébrité à ce point-là mais il était vrai qu'il avait du mal à accepter le fait qu'on puisse oublier son prénom après une conversation qui dépasse les 5 minutes. C'était comme une marque de politesse. Certains ne le faisaient pas exprès, d'autres avaient juste la tête en l'air mais c'était vexant. Il n'était pas né pour être "lui là !". Ses parents lui avaient donné un prénom, il se devait de l'exposer fièrement. Peut-être même allait-il l'accrocher quelque part sur tous ses T-shirts!
Un petit ricanement se fit entendre quand Akane lui fit remarquer à voix haute qu'il était trop curieux. Évidemment que ça avait fini par le déranger, les questions dérangent toujours les gens qui ont quelque chose à cacher. D'ailleurs, ça dérange aussi les autres. On n'a pas tout le temps envie de répondre à telle ou telle question, ça dépend de l'humeur des gens. Le "ça va?" rébarbatif des habitudes matinales, ou encore le "t'as bien dormi? des plus proches ... si Lundi, c'est "oué, super et toi?", le mardi ce sera peut-être l'ignorance car ta question est sans valeur. Les habitudes ont la vie dure. En parlant d'ignorance, Yoite préféra laisser passer cette remarque sur sa curiosité malsaine. Valait mieux qu'il évite de révéler à son acolyte qu'il avait l'intention de chercher. Il ne souhaitait guère passer pour un psychopathe en cavale. C'était personnel, un besoin de savoir.
Mais le moment de réflexion le coupa net dans ses inquiétudes récentes. La question avait le chic pour le déstabiliser, bien qu'il l'ait posé dans le sens inverse y avait pas deux minutes. Mais de quoi parlait-on?!
"Ouh là, atta!" fit-il en amenant sa main devant son visage, les yeux fermés. S'il avait eu un voyant sur le visage, celui-ci indiquerait la surchauffe ! "Partons du principe que l'androgyne en question est un mec de base. Il peut s'habiller en fille, ok. Il peut se maquiller, ok bien que d'autres le font sans ça. Il peut ... mentir sur son identité. Genre, c'est un mec super timide en réel, pas très grand, plat comme une limande et qu'a pas encore mué. Il débarque dans un nouveau lycée avec une identité qui est fausse."
Ça allait quand même chercher loin, il le savait. Mais Akane avait voulu une réponse, il avait essayé, comme ça de but en blanc, sans prendre le temps de mesurer la quantité de conneries qu'il pouvait dire en une minute.
"Après, il squatte les vestiaires des filles, les dortoirs des filles ... les discussions aussi, peut-être bien! Quelle horreur! Où est l'intérêt? Faisons l'inverse! Une fille de base qui s'habille en mec et tout et tout ... Bah pareil, c'est même encore plus simple. Pas de poitrine, des vêtements larges. Mais là encore, je vois pas l'intérêt, si ce n'est un fond pervers ou une intention bien personnelle qui m'échappe encore."
Que pouvait-il dire de plus? Son point de vue était mis au grand jour. Il n'était pas du tout intéressé par le côté travesti de certaines personnes. Il n'avait rien contre, mais ce n'était pas pour lui. Il trouvait ça très limite, pouvait même le dire à haute voix mais n'allait pas jeter la pierre simplement pour ça. Il faut de tout pour faire un monde.
"T'as une idée toi, de ce qui peut pousser quelqu'un à combattre sa propre identité?"
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|  | | Akane Hirogami ♠ Club Littérature - Musique || Chanteuse


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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Sam 14 Jan - 18:19 | |
| Chanceux, hein. Pourquoi pas. Après tout, sa vie n'avait pas été très malheureuse non plus. Elle n'avait jamais eu trop de problème. Parce qu'elle savait se faire aimer. Elle avait toujours su. Enfant, elle avait toujours su faire sourire tout le monde. Et même si son frère avait été un peu préféré, ses parents n'avaient que de l'amour dans leurs yeux lorsqu'ils étaient avec elle. Bien sûr. Ses camarades de classe l'aimaient beaucoup. Les professeurs, bien que parfois un peu stupéfaits par ses agissements, avaient de la tendresse pour cette boule d'énergie qui était toujours de bonne humeur. Akane n'avait jamais eu de problèmes. Elle avait été aimé. Elle avait aimé. Elle avait une bonne santé, forte physiquement. Elle était intelligente, et bien qu'elle n'ai pas toujours eu les meilleures notes, elle était bien dans les meilleurs. Elle avait son groupe d'amis, sa famille, elle avait des libertés, des droits. Elle avait ce dont elle désirait. Elle était heureuse, et rien ne perturbait vraiment sa petite vie.
Mais avait-elle était toujours chanceuse ? Y avait-il de la chance dans la mort de son frère ? Dans ce jour où la vie avait quitté un adolescent ? L'instant où le monde bienheureux et sans nuage d'Akane avait éclaté ? Peut être que oui. On pourrait toujours voir les bons côtés. Elle n'avait pas été écrasée, elle. Elle n'avait pas été là. Ce n'était pas elle qui l'avait tué. Elle était encore vivante. En forme. Elle n'avait pas perdue sa voix. Ses capacités. Elle n'était même pas défigurée, gardant un visage doux, masculin et féminin, d'une beauté mystérieuse. Cet accident lui avait ouvert les yeux sur une réalité qu'elle ne connaissait pas. Elle avait grandit d'un coup, n'assumant pas parfaitement ce monde. Elle avait alors connue bien des choses qu'elle n'aurait pas pu faire l'expérience en restant ce qu'elle était... Enfin, personne ne pouvait savoir ce qui se serait déroulé si Kaoru avait été encore en vie. Ni elle, ni Yoite. Personne.
La jeune fille ne fit que sourire, consciente que n'importe quelle réponse ne serait pas juste. Elle était chanceuse sans l'être. Elle n'était pas chanceuse en l'étant. Il n'y avait rien à dire sur cela. Parce que c'était la vie, finalement, et que la chance n'avait rien à voir là dedans. Parce qu'elle n'avait rien à redire là dessus. C'était du passé. Et on ne change pas le passé.
"J'ai pour habitude d'ouvrir ma grande gueule quand je ne suis pas d'accord. Cela ne plaît pas toujours. J'pense pas qu'on puisse m'en vouloir de m'habiller en fille, on va pas me frapper parce que j'déconne un peu."
C'était comme ça qu'elle s'était faite ouvrir le bras. C'était à cause de ça qu'elle était partie avec le FLPCB, qu'elle était aujourd'hui dans le comité des élèves. C'était comme cela qu'elle partait dans des bastons, qu'elle mettait en rogne les autres, qu'elle défiait les autorités. Elle usait des mots avec prudence mais avec hargne, et elle usait aussi de ses poings, avec violence et vivacité. Akane n'était pas une sainte. Elle avait parfois un peu de mal à se souvenir où était la limite à ne pas dépasser. Elle allait parfois trop loin, et elle rencontrait alors des problèmes qu'elle n'avait pas envie d'avoir. C'était pour ça aussi qu'elle avait changé plusieurs fois d'établissements. Et son entré au comité l'empêchait de faire trop de conneries. Elle pouvait annoncer ce qu'elle avait à dire avec l'aide des autres et eux lui barrait le chemin si elle devenait trop agressive. Akane n'était pas juste l'ombre blasé. Elle gardait une énergie peu commune. Qui se déversait lors des concerts. Ou dans une bataille. Bataille de poings ou d'idées.
Se travestir n'était pas un pêché, hein ? Personne n'allait lui faire du mal parce qu'elle riait, même à son insu. Akane n'avait pas peur que quelqu'un lui veuille du mal parce qu'elle s'était travesti. Après tout, cela ne lui était jamais arrivé. Parce que même aujourd'hui, lorsque quelqu'un prenait connaissance de sa nature, on ne se moquait pas d'elle. Peut être parce que ceux qui l'avait découverte avait eu l'intelligence de le découvrir, et donc l'intelligence de ne rien dire. Elle ne savait pas. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle n'avait jamais connu ça pour le travestissement. Et que si cela arrivait un jour, elle n'allait pas fondre en larme, mais se moquer de son vis-à-vis. On ne se frotte pas à elle comme ça. Jamais.
"J'cherche rien, je prends ce qu'on me donne. Yoite."
Et la jeune fille se permit un petit rire, qui ne cherchait pas à se moquer de Yoite. Même si lui se le permettait, elle n'était pas ainsi. Il n'était pas irrespectueux envers elle. Il s'amusait juste, et elle le trouvait agréable. Il n'était pas inquisiteur, et il avait le don de parler bien. Il avait ces petites phrases qui donnaient tout. C'était amusant à écouter et agréable à répondre. Yoite était un gars intelligent, et cela se sentait bien. C'était parfois rare dans notre monde, des gens avec un cerveau.
"Même si j'ai pas l'impression que tu vas me laisser juste tranquille sur mon arbre. Je suis sûr que tu vas faire de ma vie un enfer dans mon dos, t'es grillé."
Et elle planta ses yeux verts sur Yoite, laissant ses yeux pétiller un peu, signe qu'elle reprenait du poil de la bête. Cela lui arrivait parfois, de faire des petites blagues, des petites piques sans grande importance. Elle laissa donc son sourire s'épanouir sur son visage, dans un rictus entre joie et malice. Elle était peut être un peu moqueuse, mais surtout d'elle même. Parce que rester tranquille sous son arbre, c'était presque ridicule, vu comme cela. Et ce n'était pas un petit gars aux cheveux bleus qui allait pouvoir pourrir sa vie. Elle en était plus que certaine.
Finalement, toute cette histoire devenait de plus en plus sérieuse. Yoite se posait véritablement la question de savoir pourquoi changer de sexe. La jeune fille en savait quelque chose, sur cela. Elle avait une réponse toute personnelle à lui offrir, d'ailleurs. Mais elle n'était pas assez bête pour le faire. Elle aurait aimé rire encore un peu, lui souffler des réponses absurdes, ou alors possibles mais pas assez importantes. Mais comme le jeune homme était partie dans un sérieux tout à fait à son avantage, elle laissa tomber les blagues et se laissa le temps de réflexion. Puis, elle répondit tranquillement, comme à son habitude.
"Je n'irais pas jusque combattre sa propre identité, parce que certains trouvent juste cela drôle de pouvoir user d'une face androgyne. Après, j'imagine qu'il doit y avoir pleins de raison. Traumatisme, envie de changer, mal être... Il existe bien des filles qui se sentent hommes et des hommes qui se sentent filles. Et pour eux, ce n'est pas combattre son identité, mais c'est la retrouver, simplement."
Parfois c'était un curieux mélange. Pour Akane, c'était encore obscure. Elle voulait être son frère, cela avait débuté par un traumatisme. De là avait découlé un malêtre en vue de sa féminité. Par ailleurs, comme elle voulait être son frère, elle ne pouvait être qu'un homme. Il n'existait donc pas de femme en elle, et lorsqu'elle était face à cela, elle se trouvait juste ridicule, et complétement mal à l'aise. Parce que la femme en elle n'était pas épanouie, et qu'elle se sentait juste ridicule. Elle mettait une telle distance entre elle et son corps que lorsqu'elle était face à lui, elle ne se reconnaissait pas. C'était une étrangère. Une étrangère qui la dégoutait parfois.
"J'ai rien contre du moment que c'est fait avec respect. Un gars qui profite de son côté androgyne pour mater les filles, c'est juste pathétique."
Elle avait jamais maté les garçons, elle. Elle prenait sa douche côté fille, partageait sa chambre avec des filles, et ne profitait pas de son côté masculin pour profiter des hommes autours d'elle. Okay, parfois, elle se retrouvait dans des situations qui ne l’enchantait guère. La déclaration d'Elio l'avait un peu refroidi. Même s'il était à moitié bourré, il lui avait quand même demandé comme épouse si elle avait été une fille, ce qu'elle était. Bref, un bon morceau de malaise l'avait envahie. Mais c'était une autre histoire...
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Dim 4 Mar - 19:04 | |
| On en revenait toujours au même. Les habitudes! Si Akane trouvait qu'ouvrir sa grande gueule, c'était dans ses habitudes alors soit mais il fallait aussi qu'il assume derrière. Ce qui ne semblait pas être un problème pour lui d'ailleurs. Pourtant, Yoite avait comme le sentiment qu'il y avait quelque chose de plus profond. Ils n'étaient pas assez proches (voire pas du tout) l'un de l'autre mais il avait cette impression que le caractère du jeune mystérieux qu'il avait devant lui avait une explication plus qu'évidente. Pourquoi est-ce qu'un mec si efféminé, si plat en terme de muscles et si mou dans sa manière d'être, était-il devenu membre du comité? Ce n'était pas une question de carrure mais l'apparence jouait quand même un rôle important. Dans toutes les écoles qu'il avait fréquenté depuis qu'il était en âge d'appendre, Yoite avait toujours vu des groupes qu'il considérait comme supérieurs. Un truc inné, il savait pas trop. Faire partie du conseil, c'était pas donné à tout le monde et surtout pas aux personnes qui se font très peu remarquer. Les grandes gueules, ok, mais fallait que ça reste positif tout ça. Un membre qui s'habille en fille, même pour une pétition ou je ne sais quoi, ça défie un peu la chronique déjà. Akane était louche. Clignant des yeux en tenant tant bien que mal de dissimuler le fond de ses pensées, Yoite resta à le regarder quelques secondes. Tous les deux, ils n'avaient franchement pas grand chose en commun, ils s'étaient rencontrés par deux fois au pur hasard et ne semblaient pas avoir d'affinités particulières. Pourtant, Cheveux bleus n'avait pas du tout envie de sen aller. Peut-être était-ce cette sensation de privilège qu'il ressentait en étant à ses côtés ou bien autre chose, en tout cas, il était bien là et les minutes qu'il passait avec lui s'écoulaient plus que rapidement.
"Pour certains, il leur en faut moins que ça. Perso, je cautionne pas ce genre de comportement ... je veux dire, de s'habiller en fille quand on est un mec, mais j'irai pas jusqu'à te frapper pour ça. Je doute que ça ait vraiment fait bouger les choses mais bon ... si pour toi c'était nécessaire, j'imagine que ça valait le coup."
Ce qui dérangeait le plus notre jeune japonais, c'était le fait de s'imaginer lui en fille. Akane avait tellement tout du type androgyne que ça devait à peine choquer mais lui, en se connaissant aussi macho, il ne pouvait pas concevoir une telle chose. Ce serait une pure humiliation, un réel défi insurmontable. Il avait sa fierté si haut placée qu'il ne pourrait sûrement jamais changer d'avis là-dessus. Cependant, être ami avec des gens qui peuvent le faire ... pourquoi pas. Yoite avait quand même ses limites. Il savait pertinemment qu'en étant lui-même homosexuel, il faisait déjà partie d'une minorité assez "bafouée" mais ça ne l'empêchait pas de penser qu'un travesti complet, c'était trop pour lui. Il tolérait un mec habillé en fille à condition que le résultat ne se voyait pas. Si des muscles ou des poils s'avisaient de se montrer, ça faisait juste ressortir le côté répugnant de la chose à ses yeux. C'était tout ou rien.
Il prenait ce qu'on lui donnait, hein? Ça, ça restait à voir et fallait surtout faire très attention à ce qu'on disait dans ces moments-là. Les murs ont des oreilles, c'est bien connu. Yoite adorait jouer avec le feu et les réactions des autres. On ne l'avait pas éduqué ainsi, il s'était forgé lui-même ce caractère taquin et joueur qui avait le don d'énerver les plus faibles. Il n'était généralement pas vu comme le grand méchant loup ou l'immonde bâtard qui ne s'en prend qu'aux moins forts mais il avait quand même du mal à se faire apprécier. Seulement, il n'était pas là pour se faire des amis. Son cercle proche était bien assez large pour qu'il puisse vivre comme bon lui semblait. Alors lui, prendre ce qu'on lui donnait? C'était contre nature, il préférait prendre ce qu'il désirait, c'était tellement plus jouissif. Il allait y revenir plus tard, le sujet méritait qu'on s'y attarde un peu et puis, il avait envie de voir Akane avec d'autres visages. Pour l'instant, il se contenta de rire. En effet, il était grillé.
"Disons que quand j'apprécie quelqu'un, j'ai du mal à le laisser s'en aller. T'es un peu comme le fruit interdit ici, tu te promènes dans l'école sous les yeux de tout le monde sans être accosté, par peur qu'on te gêne dans ta quête du Saint Graal. Mais moi, je suis nouveau alors j'en profite tant que je peux prôner "je connaissais pas les règles". Tes fans vont peut-être me tabasser une fois que je t'aurai laissé alors ... permets-moi de t'embêter encore un peu."
Baratin ou vérité? Il était souvent difficile de faire la différence avec Yoite car son visage mitigé rendait les choses plus dures. Un sourire en coin mais un regard franc. C'était au bon vouloir de chacun, croire en ce qu'on préférait faisait beaucoup moins de dégât mais quand il était temps de prendre conscience du vrai sens, il était souvent déjà trop tard. Les fins heureuses, ce n'était pas du tout au goût du preux chevalier bleu, il préférait de loin mourir en pleine gloire que vieillir en racontant la gloire passée. Le mieux qu'il avait fait, dans ce domaine, ça avait été de quitter sa "conquête". Mmh ... non. Son amour, même. Il l'avait voulu ce mec, depuis des mois mais le jeune homme était un peu lunatique et quand enfin celui-ci avait succombé, le chevalier s'en était allé. Avait-il changé? ...
"J'avoue que j'avais pas du tout pensé au côté drôle de la chose. J'ai comme l'impression que mes pensées ne vont pas avec ce que je crois. J'ai beau dire que je me fous du regard des autres, je serais incapable de m'éclater tout seul en fille même pour le fun. Seul, j'aurais juste l'air con. Après, en groupe je dis pas mais ça n'aurait absolument rien à voir avec un mal être, ça découlerait sûrement plus d'un pari qu'autre chose ... Je sais bien que c'est pas drôle pour tout le monde, on naît pas tous avec un physique qui fait chavirer mais y a toujours moyen de s'arranger Quand je vois des nanas qui se plaignent de 2 kilos en trop, ça me rend dingue. Je suis pas compatissant envers ceux qui souffre, je suis plutôt du genre haineux envers ceux qui se plaignent."
La discussion virait un peu de bord, Yoite en était conscient, mais il avait la nette impression que tout cela était lié quand même. Il savait au fond de lui qu'il ne prenait pas pitié, même du pauvre qui n'aura pas à manger ce soir. Il avait beau avoir été éduqué pour aider son prochain, il n'avait jamais pu faire ne serait-ce qu'un geste pour les autres. Il était tout particulièrement égoïste mais les plaintes non-justifiées le mettaient dans un état franchement pas joli à regarder. Prendre conscience qu'il y a de vrais malheureux dans ce monde, même sans les aider, c'est déjà bien non? En tout cas, c'était ce qu'il pensait. Après, leurs idées divergeaient comme prévu. Trouver quelqu'un qui pense comme vous, c'est assez rare. Tous les deux, ils réussissaient à discuter sans se prendre le chou ou sans en venir aux mains, mais Yoite n'était pas d'accord. Profiter de son côté androgyne pour mater, c'était pas pathétique. C'était justement un avantage indéniable de la chose. Quitte à être malheureux dans son corps, autant essayer de rechercher le côté positif dans le changement. Et puis, si ça dépassait pas le simple "matage", ça risquait pas de créer une manifestation. Même homosexuel, Yoite avait déjà pris le temps de regarder sous une jupe. C'est naturel de vouloir voir ce qui est caché. On est faits comme ça.
Mais, alors qu'un rayon de soleil atteignait à nouveau son épaule sans qu'il ait bougé, preuve que le temps passait, Yoite décida de prendre le taureau par les cornes. C'était l'heure de jouer! Vif comme l'éclair, rapide comme ... peu importe. Ce qui comptait, c'était qu'il avait bougé en un temps très court, sans prévenir et surtout sans prendre de gants. Les risques, c'étaient toute sa vie, il adorait ça et surtout les réprimandes qui allaient avec. Les gifles, les engueulades, les grimaces ou les joues rouges ... A croire qu'il avait un côté sadomaso. En attendant, il avait réussi. 1 seconde ... 2 secondes ... 3 secondes ... La chaleur était bien là, le silence était d'or. Profiter d'un geste aussi culotté, c'était son luxe le plus grand. Les lèvres d'Akane étaient douces, bizarrement douces pour un mec aussi sombre que lui. A croire qu'il prenait finalement soin de lui. Pourquoi l'embrasser? Pour le faire chier en premier lieu, mais surtout pour vérifier s'il avait conscience de ce qu'il osait parfois dire. Les secondes passent, la sentence approche. Ô jugement, soit clément ... _________________ Un amant n'est pas forcément un ami.Si la natation est bonne pour la ligne, pourquoi les baleines sont-elles si grosses ? '_' |
|  | | Akane Hirogami ♠ Club Littérature - Musique || Chanteuse


458 Age: 19 Job: Etudiante / Adjointe au comité des élèves Passion: Musique and Littérature Localisation: Toit, cours, comité. Humeur: Basique.
KMO
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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Mer 11 Avr - 19:18 | |
| Tu t'fous d'ma gueule ? C'était sans aucune doute la réaction d'Akane dans sa tête. C'était d'une telle évidence. Elle n'avait rien vu venir, et elle sentait maintenant la pression des lèvres de Yoite sur les siennes. N'avaient-ils pas commencé leur rencontre par des piques gratuites à en faire pâlir certaines racailles ? Incompréhensible. Et puis, savait-il ce qu'il faisait ? Il venait de lui sauter dessus, et de violer ses lèvres. Alors bien sûr, Akane n'était plus une gamine de douze ans qui allait crier au scandale. Elle s'était déjà vu ravir ses lèvres plus d'une fois, dont une par un membre du FLPCB. Elle se fichait pas mal du fait qu'on l'embrasse, si c'était pour jouer. Et que la personne était à son goût, t'en qu'à faire. Elle avait bien l'impression que Yoite n'était pas très sérieux. Quelque chose comme de la curiosité, quoi. Mais elle ne savait pas s'il comprenait qu'il venait d'embrasser une fille, au fond. Peut être qu'il s'en fichait, finalement. Akane en avait marre de se poser des questions sur le point de vue de Yoite. Après tout, c'était lui qui avait fait ce geste, pas elle. Il pouvait penser ce qu'il voulait, c'était lui qui avait agit en premier, seul contrôleur de ses actes. Elle haussa donc les épaules pour se focaliser sur son avis à elle.
Elle essaya donc de comprendre comment tout était arrivé. Elle avait haussé les épaules pour répondre à Yoite sur le besoin de s'afficher en tant que fille. Ce n'était pas vraiment une nécessité pour elle. Elle préférait au contraire rester le plus loin possible des attributs féminins. Elle avait vécut ça comme une torture, malgré qu'elle prenne cela pour une bonne action. Bien sûr, c'était ce qu'avait voulut le directeur pour la punir. Elle avait tenu quelques semaines pour lui montrer que cela ne l'affectait pas, puis sa mère avait opposé son droit de veto. Elle imaginait combien cela avait dû être la pagaille dans l'administration. Peut être avait-on voulu la virer si elle revenait encore en habit masculin. Mais elle n'avait eu aucune répercutions de cette conversation, aussi elle n'avait pas chercher plus loin. Elle avait peur de se retrouver en face d'un problème ou d'une conversation trop intime avec sa mère. Elle avait donc laisser tout cela pour ses parents et l'administration. Même si elle avait prit le soin de se présenter une fois à la bonne femme lui ayant donner l'uniforme féminin. En tenue de mec, bien sûr. Son petit plaisir personnel.
Yoite aurait été surpris de voir Akane en fille. Bien sûr, la jeune fille l'était au départ. Elle ressemblait donc véritablement à une jeune fille. Elle avait bien les épaules un peu trop carré, et sa taille n'avait rien de la taille moyenne des japonaises. Bien trop grande. Mais elle ressemblait véritablement à une jeune fille de bonne famille lorsqu'elle posait une perruque sur sa tête, et passait une robe sur son corps. Jun s'était tellement amusé pour la faire ressembler à une fille. Et il avait si bien réussis... Mais Akane ressemblait actuellement bien à un garçon. Un peu petit, peut être, et pas très musclé. Mais elle avait cette aura l'entourant, cette démarche masculine et cette façon si négligé de se tenir qu'elle passait très facilement pour un mec. Akane avait le don d'user de son côté androgyne avec brio.
"Nul n'est sensé ignorer la loi. Enfin, il n'y a aucune loi interdisant de m'adresser la parole..."
Toutefois, l'attention d'Akane s'était porté sur les premiers mots de Yoite. Il l'appréciait ? Voilà qui était étrange. Elle n'avait pas vraiment l'impression d'avoir été quelqu'un d'appréciable pour le moment. C'est vrai qu'ils ne se criaient pas dessus et que les propos étaient plus aimable que ceux échangés entre personnes ne s'aimant pas. Mais elle ne pensait pas que Yoite puisse dire cela. Il avait un côté en lui qui semblait dire à Akane qu'il n'était pas le genre de mec à annoncer ses goûts en toute indiscrétion. Cependant, il avait réussit à caser cette petite phrase dans toute une argumentation, ce qui faisait qu'elle pouvait passer inaperçue. Akane haussa de nouveau ses épaules. Après tout, elle s'en fichait. Elle venait simplement de comprendre qu'il l'appréciait. Pas besoin de chercher plus loin.
"Je dois t'avouer que je n'ai aucune compassion pour ceux qui se plaignent sans rien faire. On a tous la liberté d'agir si quelque chose nous déplaît. Mais le mal être peut persister quand même, j'imagine. Toutefois, je suis du genre à ne pas aimer ce qui ose se plaindre à tout bout de champ, généralement, ils ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont."
Elle n'en était pas pour autant haineuse. Elle leur en voulait parfois d'oser se plaindre pour un ongle cassé, un plat froid ou un gilet trop cher. Elle pensait qu'il y avait des choses bien plus importantes dans la vie et que s'attardait pour ses petites choses étaient une véritable perte de temps. Bien qu'elle ait dans son cœur la charge de la mort de son frère, elle ne s'en plaignait jamais. Elle vivait mal de ne plus le voir, de ne plus être avec elle. Mais elle n'en parlait jamais, et ne cherchait pas à se faire plaindre. Elle avait véritablement cette souffrance en elle, mais elle pensait que cela ne servait à rien de le crier. Au contraire, elle trouvait cela puérile et indigne d'une personne. Se complaire dans son malheur, très peu pour elle. Quoi qu'elle ne puisse véritablement avancer dans la vie à cause de cela, elle ne le laisser à personne. Même Elio n'avait jamais vu la fissure dans son cœur. Elle avait donc encore hausser les épaules avant qu'un garçon aux cheveux bleus pose ses lèvres sur les siennes.
Elle n'avait toujours pas d'explication et pouvait désormais voir les yeux de Yoite ainsi que son visage en entier. Était-ce elle qui s'était décalé, ou lui ? Elle ne s'en souvenait pas vraiment. De toute façon, tout cela était bien trop étrange pour qu'elle puisse y chercher une quelconque logique. Elle décida donc que s'il avait envie de jouer, elle pouvait très bien être son partenaire pour un temps. Un sourire malicieux s'étira sur ses lèvres et ses yeux verts se plongèrent dans ceux du jeune homme. Au revoir interrogation, bonjour persuasion.
"Alors, comme était-ce ? Tu as aimé ? Je ne savais pas que tu étais un petit voleur. Fouineur, chieur et voleur, voilà bien des défauts pour une seule personne, y a t-il autre chose à savoir sur ton compte ?"
Elle pensait déjà à lui rendre ce qu'il lui avait volé. Mais pas tout de suite, c'était bien trop tôt. De plus, elle ne savait pas encore si Yoite avait réellement envie de jouer, ou simplement envie de savoir comment pouvait être Akane face à cette attitude. Cependant, elle se promis de le faire avant qu'il ne se quitte. Pas par fierté. Ni même pas jeu. Un peu pour retrouver cette sensation agréable, et aussi pour voir sa réaction à lui. Curiosité. Elle ne savait ce que cela ferait ua jeune homme de voir Akane la terrible ombre sérieuse, bien qu'un peu déconcertante pour le moment, prendre les devants d'un jeu totalement dénué de sens. _________________ Elykane est de retour.  [Esfir Vovk, Elena Aleksandrov et ce compte ne pourront être présent le lundi, le mardi et le mercredi. Les cours, c'est le mal.] |
|  | | Yoite Unden ♠ Club Art - Natation - Photo

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 | Sujet: Re: Patauger jusqu'à être trempé! Dim 22 Avr - 16:57 | |
| Le temps défilait-il toujours de la même façon? A certains moments, c'était tellement dur d'y croire que Yoite avait prit le parti de se dire que non. L'autre jour, lorsqu'il avait appris qu'un pays avait perdu une journée entière en changeant de plages horaires mondiales, il s'était dit que vraiment ... les humains pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Au fond, qui avait décidé qu'on était réellement en 2012? Et si Yoite déclarait qu'il avait la preuve qu'en fait, l'actuelle année c'était 3278?!! Certes, il ne pouvait pas le prouver mais qui avait commencé à compter? Qui s'était donné le droit de poser le premier chiffre? C'était simplement injuste, le temps était son propre maître. Et à cet instant, il ralentissait cruellement, agréablement et chaleureusement autour d'eux deux. Embrasser quelqu'un, ça n'a jamais été une réelle torture. A partir du moment où on ferme les yeux, on peut s'imaginer être en train d'embrasser n'importe qui. Une fille, un garçon. Peu importe. Yoite n'avait jusque-là jamais embrassé de fille (selon lui!) et pensait évidemment ne jamais le faire. Il était proche de sa sœur, sa princesse, mais ce n'était pas de ce genre de baisers qu'il parlait. Des baisers d'envie, des passions, des besoins ... La tendresse ou l'amour fraternel, c'était différent. Il avait envie de penser que c'était un privilège d'embrasser quelqu'un ou non pas un acte intime entre deux. Il était particulièrement fan des "Free Hugs" qu'il croisait souvent même dans les rues riches. Il adorait cette action de donner à n'importe qui le droit de connaître la chaleur humaine. Il n'avait jamais été jusqu'à porter l'un de ses T-shirt mais il prenait toujours un malin plaisir à serrer dans ses bras ceux qui le faisaient. L'action était belle. Alors là, à cet instant, ce n'était plus réellement une taquinerie ou quelque chose de négatif; C'était bien un échange, une proximité soudaine certes, mais sûrement pas désagréable. Pour lui, bien sûr. Il commençait déjà à attendre son châtiment, heureux. Il fut déçu. Légèrement, bien sûr. Après tout, il avait eut ce qu'il voulait vraiment en l'embrassant mais la réaction escomptée fut franchement loin du compte. Même avec un geste aussi imprévu, Akane ne réagissait pas. N'avait-il pas eu le cœur qui palpite? Le sang qui lui monte à la tête? La moutarde au nez? N'y avait-il donc aucun moyen pour que celui-ci sorte de ses gonds ?
"J'ai aimé." répondit-il sans même essayer d'être persuasif. Il n'avait rien à cacher, c'était la vérité. Le baiser avait été doux, long à souhait mais pourtant si court. Plaisant. "Mais ... je sais pas. Je m'attendais à autre chose. Une réaction, quoi. T'es trop mou, Akane! J'ai même l'impression que je pourrais te désaper que tu bougerais même pas!"
Ô cruelle vie. Mon jeune chevalier bleu était déçu. Son envie de petite violence gratuite tombait à l'eau. Quoiqu'un instant, il y avait cru! Akane avait eut ce sourire sur ses lèvres, un sourire malicieux, des idées sûrement plein la tête mais ... rien. A charge de revanche, Yoite n'avait pas dit son dernier mot. Il était conscient que si les fans du jeune-mou l'avaient vu, il pouvait dire adieu à la vie, mais si par miracle il échappait à la sentence capitale, alors Akane n'avait qu'à bien se tenir. Yoi adorait débrider les caractères trop sombres. Il voulait voir le soleil partout et laisser la fainéantise de l'hiver au placard! Les jeunes avaient le temps de se calmer plus tard, lorsqu'ils seraient en retraite! Pour l'instant, ils devaient juste s'occuper à vivre.
Se reculant pour de bon, réinstaurant une distance "amicale" entre eux deux, Yoite vint se frotter l'arrête du nez avant de repartir sur une conversation plus censée. Son délire de l'instant, de chercher à faire conscience Akane qu'on ne prend pas toujours ce qu'on nous donne était parti aux oubliettes. Puisqu'il ne s'était pas mis en colère, Cheveux bleus n'avait plus qu'à croire ce qu'il lui avait dit. La prochaine fois, il essaierait de trouver un truc réellement affligeant sans que ça puisse en venir à tâcher leur début d'entente. Il devait le voir s'extérioriser. Respirant à pleins poumons, il reprit avec une lassitude mal dissimulée dans la voix :
"C'est pas écrit sur les panneaux de l'académie mais ça reste vrai. Tu mets une telle barrière entre toi et les autres que ceux qui osent la franchir sont prêts à en assumer les conséquences. Tu es supérieur, tu te démarques peut-être même sans le vouloir mais tu dois cesser de l'ignorer. Tu as beau dire "ils peuvent venir vers moi", ils ne le feront pas tant que tu n'en n'as pas envie toi-même. Sois plus abordable, plus sociable ..."
Mais peut-on réellement changer son caractère? Avec une certaine envie, on peut faire des efforts mais n'était-ce pas chasser le naturel? Si Akane avait envie de laisser cette image de bisho inaccessible, où était le problème? Chacun est différent et Yoite avait beau donner des conseils, il ne les pensait pas du tout. Il détestait par dessus tout ceux qui se forgeaient une personnalité différente face à chaque personne. On peut être lunatique, encore heureux mais généralement les personnes qui nous fréquentaient tous les jours réussissaient à nous décrire sans mal. Akane était lui-même. Peut-être que certains l'avaient connu plus joyeux mais le passé a ses secrets. D'ailleurs, Yoite l'appréciait comme ça même en ayant été un peu déçu. C'était justement ce genre de réaction qui le forçait, lui, à se dépasser la prochaine fois. La victoire facile, c'était pour les gosses. Qui plus est, au fil des minutes, il avait enfin trouvé un sujet où ils étaient d'accord! Les plaintes infondées, répétées et inadmissibles. Yoite avait eut un camarade comme ça dans son ancienne école, quand il était plus jeune. Celui-ci avait commencé à se plaindre quand sa petite-sœur était née. Elle, elle était trop jeune pour pouvoir dire ce qu'elle pensait vraiment mais c'était pas son cas à lui et tous les jours, Cheveux bleus devait l'écouter se plaindre que sa pétasse de sœur faisait du bruit la nuit, exprès pour le réveiller. Qu'elle cassait tous ses jouets et le pire, qu'elle prenait l'affection de ses parents. C'était limite un syndrome bien connu. Mais Yoite ne pouvait pas tolérer de telles insultes envers une petite-sœur qui avait envie d'être aimée par son grand-frère. Ça avait fini dans le bureau, évidemment. Depuis, il n'avait pas changé. Il était conscient qu'il vivait une vie de luxe et qu'il avait un sale caractère mais il savait aussi pertinemment que les jours de grandes emmerdes, il restait quand même plus heureux que certaines personnes dans le besoin. Au départ, il avait fait comme eux, se plaindre à tout va, à toutes les personnes qui voulaient bien l'entendre et puis, son oncle lui avait fait ouvrir les yeux sur son actuel bonheur, sur sa richesse et sur sa famille. Il avait tout ce qu'il voulait pour vivre et survivre. Il était très peu probable qu'il manque de quelque chose un jour alors comment pouvait-il encore se plaindre aujourd'hui? On trouve toujours, c'est certain, mais vaut mieux garder ça en soi.
"Comment est-ce que tu te considères, toi? Chanceux?"
Le ton ne montait pas d'un cran mais éternelle rengaine, Yoite n'était pas d'accord. Ce n'était pas parce qu'on avait tout ce qu'on voulait qu'on était chanceux pour autant. Heureux plus facilement et encore. Sa vie à Yoite, il la devait à ses parents depuis sa naissance jusqu'à son adolescence mais ensuite, c'était uniquement grâce à lui. il puisait dans les réserves financières de ses géniteurs certes, mais il prenait sa vie en main. Il se transformait doucement en adulte. Chanceux? Non, il se voyait davantage comme dépendant. Attaché. Au fond, il avait réussi à se défaire de son avenir tout tracé mais sinon, où serait-il aujourd'hui. Sans volonté personnelle, il aurait fini ses jours sans une école régie par des lois débiles et il aurait fini en rêve ambulant de ses parents. La belle vie, la chance, c'était de pouvoir choisir. Sa chance, il faut la provoquer. _________________ Un amant n'est pas forcément un ami.Si la natation est bonne pour la ligne, pourquoi les baleines sont-elles si grosses ? '_' |
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