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 Loin de la fête [Clos]

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Esfir Vovk



Féminin Compteur 33
Age: 16
Localisation: Dehors
Humeur: Très bonne


KMO
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MessageSujet: Re: Loin de la fête [Clos]   Dim 14 Aoû - 10:51

Il se moquait d'elle et de sa vision de l'amour, mais Esfir en resta de marbre. Elle ne voyait pas comment expliquer que rien dans l'amour ne l'intéressait. Les humains étaient, selon elle, un ramassis d'être inférieur. Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Si certains avaient la qualité de s'intéresser aux insectes, cela se stopper généralement là. Esfir avait l'habitude de prendre tout le monde pour des moins que rien, parce que c'était des moins que rien et personne ne pourrait lui dire le contraire. Elle était plus têtue que la majeur partie des gens, et cela finissait toujours par lui retomber sur la tronche. Mais elle s'en fichait. Elle savait ce qu'elle voulait et se qu'elle valait. Elle n'avait pas besoins de personnes autour d'elle pour vivre et être heureuse. Il n'y avait rien de mieux que la solitude des recherches et le calme des insectes. Être entouré n'était qu'une marque de faiblesse. Cela signifiait "regardez moi, je suis bien meilleur que vous" comme s'il avait du mal à le croire et voulait en être bien sûr. Esfir n'avait pas besoins de tout ce blabla, elle se savait supérieur. Elle le croyait vraiment.

"Barbie n'était pas si triste avant l'arrivé de Ken. Depuis, sans lui elle ne vit plus. C'est ça qui est triste. C'est sa dépendance."

Et dépendre d'un autre que soi-même, c'était somme toute, très idiot. Humain, aussi. Mais Esfir ne voulait pas être humaine, elle ne voulait pas être comme les autres, avec leurs faiblesses infantiles. Elle n'était pas faible, elle. Son seul défaut était sa taille, soit disant, chose qu'elle n'avait jamais choisit et dont elle s’accommodait parfaitement. Selon elle, il était idiot d'être ainsi dépendant de quelqu'un d'autres, au point de vouloir en mourir. C'était tout simplement stupide. Déjà que vivre avec les autres, se sentir plus heureux entouré n'était pas bien intelligent. Mais que toute une vie tourne autour d'une seule et même personne... Seule une blonde débile pouvait faire cela. Pas Esfir. Ni aucune des personnes qu'elle pouvait accepter. Pas apprécier, accepter. Ne sortons pas les grands mots tout de suite. Pour ne pas l'effrayer, peut être.

Regardant d'un œil résolument perplexe Aleksi, Esfir analysa la tirade de son nouvel ami. Elle ne savait pas qu'il fallait en savoir autant sur une personne, surtout des choses aussi peu intéressante que cela pour être ami. Bien sûr, elle avait déjà eu des amis. Ou plutôt une. Mais elle n'avait jamais cherchait à savoir ce genre de chose. Elle était plutôt à faire des bêtises ensemble et à apprendre à l'autre leur pays d'origine. C'était une amitié basé sur le partage et sur l’ingéniosité. Tant qu'il y avait de l'action, elles seraient amies. Mais pourquoi savoir tout cela sur une personne était si important ? Et comment ce savoir pouvait faire de quelqu'un votre ami ? C'était tout simplement illogique. Elle aurait bien plus d'ami que cela sinon. Bien qu'elle ne sache pas grand chose sur les autres, simplement parce qu'elle ne s'en intéressait pas, elle avait parfois entendue des choses dans ce goût là. Tout le monde serait ami avec tout le monde. C'était stupide. Mais, elle ne voulut pas rendre Aleksi en lui affirmant que ce qu'il disait ne rimait à rien. Elle se contenta donc de prendre un air hautain de princesse rebelle avant sa tirade.

"Je suis en seconde année, et j'vis dans l'académie. J'suis née le 14 septembre 1995. Et je n'ai pas de défaut, c'est une évidence."

Elle ne demandait rien en retour, parce que cela ne l'intéressait pas plus que cela, et aussi parce que si Aleksi avait envie de parler de lui, il le ferait tout seul, hein, il était grand, et pas qu'en taille non mais. Leur première sortie était donc en cours de préparation avant qu'Esfir comprenne quoi que ce soit. Une affiche qui devient un film. Un film avec une patinoire. Cela devenait de plus en plus étrange. Et c'était mieux ainsi. La jeune demoiselle gigota donc un peu sur son siège improvisé avant de lâcher Aleksi de sa main droite, de remettre une mèche de cheveux violet en arrière sur le crâne de son ami, puis de rattraper son vêtement.

"Une nouvelle expérience ? Pourquoi pas. Y aura des insectes dans le film ? J'aime bien les papillons."

Ou, j'aimerais vraiment qu'il y est des papillons, sinon je ne viens pas. Il ne manquait qu'une seule chose dans la ville de Keimoo, selon Esfir. Un bâtiment juste pour les insectes. Un insectarium. Bien évidement, s'il y en avait un, elle n'en ressortirait jamais, crevant de faim devant les multitudes de beautés exotiques ou non qu'il devait y avoir dedans. Et personne n'a envie de voir mourir Esfir. Cela ferait un peu désordre, une gamine de 14/15 ans ressemblant à une fillette de 10 ans, agonisant dans un sourire silencieux devant des mantes religieuses.

Ils étaient amenées à se revoir. Et Esfir n'était pas consciente dans quoi elle s'engouffrait. Elle ne voyait que le côté amusant de la chose, persistant à croire que dès qu'elle en aurait marre, elle se ferait la malle. Personne ne pouvait l'obliger à faire des choses qu'elle n'avait pas envie de faire. Le jour où elle déciderait de ne plus écouter Aleksi, il devra s'en aller le plus vite possible. On ne contrarie pas sa majesté Esfir. Jamais.

Parce qu'on est splendide comme Esfir ou on ne l'est pas.

_________________
J'ai entendu dire que les enfants aimaient les animaux
J'ai entendu dire que les filles détestaient les insectes,


Je ne suis ni enfant ni fille,
Car je n'aime pas les animaux et j'aime les insectes.

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Aleksi Mattiesko
♠ Vice-président Art


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KMO
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MessageSujet: Re: Loin de la fête [Clos]   Lun 30 Jan - 15:41

  • Comment, à partir d'un surnom somme toute trouvé à la va-vite, pouvait-on finir sur une discussion aussi sérieuse ? Passer de Barbie à amour ne relevait pas de l'extrême mais parler d'un amour sincère en évoquant l'exemple de Barbie, là c'était cocasse. Esfir avait très bien compris la façon de s'exprimer du Finlandais, elle n'était pas naïve à ce point, mais le fait qu'elle lui répondre de manière aussi détournée le laissa perplexe. Avait-elle déjà connu ce genre d'histoires ? Une dépendance si forte qu'elle préférait mettre complètement l'amour de côté ? C'était possible, bien sûr. Cela pouvait-il arriver à tout le monde ? Aleksi en doutait. Lui, par exemple, il se savait aujourd'hui encore, fou amoureux de son ami laissé sur place mais il n'avait pas été dépendant au point de mettre son avenir et ses rêves de côté pour lui. Une vie, c'est personnel de prime abord. Si par la suite, il y a l'envie de la partager alors les desseins changent avec le temps mais le Finlandais ne se sentait pas prêt à partager sa vie au point de devoir faire des sacrifices aussi énormes. Dans sa tête de jeune heureux, il avait même pensé que son homme l'attendrait jusqu'à son retour ... Allait-il seulement revenir un jour ? Lui-même n'avait pas la réponse, même si ça penchait légèrement vers le non.
    Alors être dépendant, c'est ... difficile, presque. C'est dangereux, obsédant et purement égoïste. La dépendance de l'un peut gêner l'autre, c'est très dérangeant. Barbie ne gênait pas Ken car elle ne vivait pas mais si Barbie ressemblait à Esfir, alors avait-elle gêné quelqu'un un jour en étant plus que dépendante de celui-ci ? Il n'allait pas se risquer à poser des questions mais il s'entendit quand même répondre :


    - Elle n'était pas triste, pour l'instant ... Un jour, même si Ken n'avait jamais existé, elle aurait fini par souhaiter sa présence au point de devenir dépendante de son imagination. Quitte à choisir, mieux vaut être dépendant de quelque chose qu'on peut toucher, c'est plus agréable même si ça peut devenir plus douloureux avec le temps.

    Sincèrement, il souhaitait plus que tout que ça ne lui arrive jamais. Amoureux, attaché, fana de, oui mais pas dépendant. De toute façon, il était trop solitaire de nature pour être dépendant de quoi que ce soit. Il se suffisait à lui-même et même si sa vie sociale lui faisait parfois défaut, il n'en restait pas moins un pion dans la société, un mec un peu plus grand que les autres mais pas si différent. Plus fort, peut-être ... allez savoir.

    Maintenant qu'ils étaient amis, il fallait penser aux choses sérieuses. Mais il fallait encore croire qu'ils n'étaient pas sur la même longueur d'ondes. Les "données" qu'Aleksi avait demandé n'avaient rien d'obligatoires. Il n'avait jamais dit à Esfir qu'elle devait absolument lui dire tout ça sinon ... mais comment pouvait-il savoir qu'elle prenait tout avec un sérieux déconcertant ?
    Aussi, quand il l'entendit y répondre aussitôt, il ne put cacher son rire plus longtemps, surtout en la voyant si sûr d'elle mais finalement un peu contrariée d'avoir à dire tout ça. Décidément, elle l'étonnait à chaque minute depuis leur rencontre. Les réponses n'étaient pas extrêmement précises et les 3/4 des questions avaient été zappées mais le principal était là. Devait-il tout retenir ? Il avait entendu dire que les japonais accordaient une importance toute particulière aux anniversaires et aux groupes sanguins mais sincèrement lui, il s'en fichait royalement. De toute manière, d'ici au 14 Septembre, il aurait oublié et si, par chance il fréquentait toujours son petit poison dans les mois à venir, elle se ferait certainement un plaisir de le lui rappeler elle-même !


    - On a tout le temps pour te trouver des défauts bien personnels, bien ancrés. Au point même que tu regretteras de ne pas m'avoir aussitôt dit ceux que tu connaissais déjà. Ça commence dès maintenant, dès que je te trouve un défaut, je te le dis. Le prends pas mal et ne m'en veux pas d'avance, je trouve que c'est une façon comme une autre d'apprendre à te connaître.

    Aleksi préféra éviter de lui tendre la perche avec un "tu peux faire pareil", il avait réellement peur qu'elle ne mette à jour des défauts dont il ne soupçonnait même pas l'existence !!

    Comme toute nouvelle relation, il faut entretenir ! Et quoi de mieux qu'une petite sortie prévue à l'avance mais pas trop loin dans le temps pour faire avancer les choses ? Aleksi n'était pas le plus aisé de tous les gaillards de cette école mais quand il s'agissait d'une sortie entre amis, avec une fille qui plus est, ses inhibitions se trouvaient reléguer au stade de secondaire. Pourquoi se prendre la tête à être gêné face à un petit poison qui peut vous faire rougir avec un seul mot ? Il allait sûrement avoir 1 001 raisons de se sentir mal à l'aise dans ses chaussures, en tout cas assez pour éviter qu'il ne se rende malade lui-même.


    - Adjugé vendu alors ! Puisque j'imagine que tu ne voudras pas me donner ton numéro de téléphone ... tu n'en n'as peut-être même pas, je viendrai t'annoncer l'heure de la séance directement dans ta classe. Je finirai bien par te trouver d'ici à mercredi. Si d'ici là, tu as un empêchement ... je suis en 4-A, au cas où.

    Et se redressant aussitôt, il entoura le petit poison de ses bras pour éviter qu'elle ne tombe sous le mouvement inattendu. Positionnés ainsi, ils étaient encore plus amusants. Il avait presque l'impression qu'Esfir n'était pas si petite, finalement. Mais au fond, son poids trahissait la hauteur de la bête, elle était à peine plus lourde qu'une plume ... Attendant sagement qu'elle daigne poser pied à terre, il lui expliqua qu'il avait encore des tas de choses à faire sur ce nouveau campus qu'il ne connaissait guère. Les lieux lui étaient inconnus, il souhaitait faire un repérage des différents clubs, peut-être se montrer vite fait à l'évènement sportif ... Rencontrer ses camardes de chambre aussi, c'était pas une si mauvaise idée.
    Laisser le petit poison avec ses fourmis ne lui tirait aucun sourire de joie mais il commençait à la connaître et si elle avait quelque chose à dire, elle risquait fort de l'exprimer sans plus tarder. Au mieux, elle allait se contenter de rouler sur le bitume pour mieux voir ce petit monde grouillant à terre, oubliant presque aussitôt la présence d'un géant bronzé qui s'apprête à partir.
    Rassasié de cette rencontre qui n'avait pourtant pas été bien longue, le jeune Finlandais remis son polo avant de faire un signe de tête très discret, tout en s'éloignant. Quel bilan pouvait-il en tirer sinon que sa vie ici ne semblait pas lui indiquer de mauvais souvenirs en perspective. Entre étrangers, c'était peut-être plus simple. Esfir avait beau être petite et frêle, elle lui avait donné la force de croire encore un peu plus qu'il avait aussi sa place ici. A charge de revanche Barbie ...


[Rp terminé !]

_________________
J'allume des bougies pour éclairer sa route
jusqu’aux lignes de ma main ...


Février 2012
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