|
| | Et le balais parait léger… [PV Antonina ] | |
| | Auteur | Message |
|---|
Invité Invité
 | Sujet: Et le balais parait léger… [PV Antonina ] Mar 5 Oct - 4:00 | |
| Si léger qu’on ne sait plus comment le tenir… Un des plus gros problèmes existentiels du personnel de ménage. Quel balais prendre, quelle épaisseur, quelle longueur, quelle auteur ? Il fallait se faufiler dans les coins les plus étroits, éviter les gros tas de poussières qui collent au matériel, sinon on se fait engueuler pour non respect des consignes d’hygiène les plus basiques. Nettoyer ne se limitait pas à des petits tours de passe-passe, il fallait un minimum de rigueur et de soin, empoigner le balais avec amour, lui faire l’amour même. C’étaient les paroles de la responsable, pas les siennes. Bien sûr, vous y voyez forcément une connotation sexuelle, lui aussi la vois. C’est pourquoi il ne dit rien ni pendant le rappel des directives. Il observait sa chef et son grand air supérieur, ses énormes lunettes rondes, sa coupe démodée et son doigt qui gigotait de gauche à droite alors que ses yeux noirs fixaient les subordonnés avec une froideur qui aurait fait frémir n’importe quel individu digne de ce nom. Mais bon, la mère de Kantarô était bien plus effrayante dans ses moments de troubles obsessionnels compulsifs, il lui était déjà arrivé de venir constater en personne le travail de son fils. Ca n’était arrivé que cinq ou six fois, rien de trop perturbant. Elle ne lui faisait pas confiance et ça se comprenait. Imaginez que votre enfant bien aimé finisse comme homme de ménage dans un service ou l’on ne voit généralement que des femmes dans la quarantaine ou des jeunes filles sans grande ambition ou qui on perdu de vue leur but premier, à savoir de trouver le grand amour, riche, beau, distingué, courtois, généreux et romantique… Il n’est pas défendu de rêver, c’est ce que Kantarô s’habituait à faire. Pas très difficile quand on à pas grand chose d’autre à faire remarquez. Souvent, il s’imaginait que Luck gagnait des concours de beauté, lui apportant gloire et fortune, mais Luck n’était pas assez canon pour participer à un concours de beauté, il sautait partout, bouffait ses chaussons, mangeait dans l’assiette de son maitre et dormait dans son lit. Alors, il pensait à acheter une cape et des collants, à… se travestir - lui et son chien qui deviendrait un super dog. Lui et Luck en Batman et Robin-chien, volant au secours des innocents dans les rues de Keimoo… Enfin, la réalité le rattrapait bien vite. Il ne pouvait courir sans se fouler la cheville, monter une marche sans pousser un soupir d’abattement et puis voler… Lui qui ne supportait pas les endroits surélevés… Comme on dit, c’est beau de rêver.
Il rêvait, en fredonnant. Sans aucune gêne. Pourquoi serait-il gêné ? Tout le monde connaissait parfaitement la sonnette de « Blanche Neige et les sept nains ». Vous savez, celle ou la prénommée chante accompagnée par tous les animaux de la forêt dans la maison des nains - heureusement que les pauvres gamins ne l’entendaient pas pousser la chansonnette jusqu’à casser des assiettes (une scène coupée, elle était violente quand même !). Quelque soit le travail qu’il effectuait, Kantarô avait toujours cet air dans la tête. En toute logique, personne ne l’entendait. A cette heure avancée de la matinée - pas tant que ça étant donné les bruits de pas pressants à l’autre bout du couloir -, peu de personnes visitaient cette allée et en général, il baissait d’un ton quand ça arrivait. Pas qu’il ait honte, sa voix n’était pas si horrible, à part dans les aigues, mais il n’aimait pas être entendu, il essayait au maximum de ne pas se faire remarquer. Enfin, un jeune homme comme lui pouvait difficilement passé inaperçu. Son service prenait fin dans une demi-heure à peine. Dans une demie heure on le verrait avec son pull « apple » vert flashi (quoi ? Il était pressé le matin, dans les vapes et ne cherchait pas trop à savoir si son jean noir irait avec une chemise à carreau, on prend ce qui vient), ce qui vaudrait des regards de travers, des moqueries mais il n’aurait cas mettre son Ipod à fond sur Nightwish, claquant des doigts, balançant sa chevelure en simulant un air guitare. En attendant, il était toujours coincé ici, à fredonner Blanche Neige. Et, maladroit qu’il était, donna un petit coup de pied dans le seau rempli d’eau (de javel) qui se renversa en éparpillant son contenu sur une distance d’au moins dix mètres. Le jeune homme s’arrêta net, poussant un grognement de rage en ramassant le seau, mais, j’ai dit qu’il était maladroit et une gaffe va toujours de paire. Vous vous doutez de la suite, il prend la serpillière, essaye de réparer sa bêtise, mais ça glisse… Alors il tombe, une chute des plus banales, ça se termine sur le dos et…
« Aie…. »
C’est tout ce qu’on trouve à dire après une chute. Ca fait mal, si mal qu’on met du temps à reprendre son souffle, on réfléchit une demie seconde à un muscle fissuré, finalement non, tout va bien. Kantarô a mit du temps à se relever, la moitié de sa tenue de travail trempée, il n’avait plus qu’à trouver le moyen de faire sécher tout ça avant la fin de son service. Si on le voyait dans cet état, il serait cuit à coup sûr ! Alors, il enleva sa blouse et son pantalon. Son super t-shirt « apple » n’était heureusement pas touché par la mauvaise fortune. Il aurait du mieux lire son horoscope, car il ne se souvenait pas avoir lu qu’une telle catastrophe lui arriverait. En une demi-heure, tout serait probablement sec, tant qu’il trouvait un peu de chaleur. Les radiateurs ne fonctionnaient pas encore à cette période de l’année, il était forcé d’utiliser la chaleur naturelle. Le soleil avait déjà fait son apparition, mais il y avait un peu de vent. Tant pis, il prit le risque et ce fut une très mauvaise idée. A peine eut-il étendu les vêtements sur le rebord de la fenêtre qu’une bourrasque les emporta.
« Hééééé! Non non non non ! Qu'est-ce que vous faites ?! je vous ai demandé de sécher ! » Hurla-t-il en tendant la main dans le vide, comme s’il espérait que son pantalon et sa blouse allaient revenir d’eux-mêmes jusqu’à lui. « Chier ! »
Il resta là, figé, le froid commençait à se faufiler sous son caleçon et son pauvre t-shirt. Dans l’agitation, il ne pensa même pas à vérifier qu’il était seul. Il cherchait plutôt une solution de récupérer sa tenue de travail, sans avoir à courir moitié nu dans la cour, devant une première session d'étudiants avides de railleries.
[Vive les fautes oo trop fatiguée pour tout relire, je le ferais plus tard <.<] |
|  | | Antonina Laurentinov

5 Age: 17 Localisation: Hmm, ça dépend de qui veut me voir.^^- Humeur: Plutôt bonne! C'est le moment ou jamais de venir me parler.u___ù
KMO
:
 | Sujet: Re: Et le balais parait léger… [PV Antonina ] Mar 5 Oct - 21:31 | |
| Antonina poussa un léger soupir, enlevant de ses oreilles sa musique une fois qu'elle fut entrée dans l'Académie, rangeant avec précaution son Ipod dans son sac beige. Elle murmura quelque chose d'incompréhensible, s'arrêtant un instant avant de reprendre sa marche, passant négligemment une main aux ongles teints de bleu dans sa longue chevelure blonde. Décidément, Keimoo de bon matin, c'était un véritable cauchemar, plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. Et dire qu'elle n'avait cours que dans deux heures...Qu'allait-elle bien pouvoir faire en attendant? Elle n'aurait pas été contre quelques heures de sommeil en plus, mais ses parents en avaient décidés autrement, décision qu'ils allaient amèrement regretter le soir-même, elle s'en faisait la promesse. Quand elle le voulait, la jeune Russe pouvait être proprement insupportable, et si ses crises ne ressemblaient pas à celles que pouvait faire un enfant de huit ans n'ayant pas eu le jouet qu'il convoitait tant, elles n'en étaient pas moins tout aussi...Dévastatrices? Plus sérieusement...Si Ina n'avait pas eu à aller à elle ne savait trop quel endroit pour ses maudits cours de violon, jamais Antonina n'aurait eu à se lever si tôt alors qu'elle aurait encore pu dormir. Elle qui s'était d'ailleurs couchée tard afin de terminer ce fichu devoir d'Anglais, elle qui avait naïvement pensé pouvoir se prélasser un peu plus dans la matinée que de coutume pour récupérer ces heures perdues à travailler, elle avait été bien déçue en sentant sa mère la secouer et lui demander de s'habiller sur le champ. Si au début la blonde n'avait pas très bien compris pourquoi on la réveillait de façon aussi cavalière, toujours à demi prisonnière des bras de Morphée, elle avait vite compris pourquoi en voyant Ina courir à travers le couloir, des partitions et son étui à la main, Aleksandre tentant tant bien que mal de lutter contre le sommeil qui menaçait de le gagner de nouveau à chaque instant, debout et habillé près de sa mère, ses deux parents impeccablement vêtus, et Nikolaï, qui gémissait quelques phrases typiques du garçon que l'on vient de réveiller pour quelque chose qu'il juge tout sauf urgent. Bienvenue chez les Laurentinov! N'avait pu alors s'empêcher de penser Antonina en saisissant le fer à friser, priant de toute ses forces pour que ses parents aient un accident en chemin et meurent dans les flammes, emportant avec eux par la même occasion cette soeur dont elle ne pouvait plus supporter la musique. Le matin, le soir, le matin, le soir...Et tout l'après midi les Week-end! A croire qu'elle n'avait que ça à faire de sa vie, jouer du violon et du piano à toute heure de la journée, sans se soucier des délicates oreilles de sa petite soeur, qui essayant par tous les moyens de camoufler cet horrible son sous les notes beaucoup plus mélodieuses du groupe Three Days Grace, souffrait le martyre. Ce n'était pas qu'Ina jouait mal, même Antonina devait l'avouer, elle avait du talent, mais ce genre de musique, la blonde aux yeux clairs ne l'appréciait que très moyennement. Mozart, Chopin...Tous ces hommes étaient peut-être célèbres dans le monde entier, mais cela n'empêchait pas Antonina de trouver leurs œuvres ennuyeuses. A chacun ses goûts, n'est-ce pas? La musique Classique n'avait en tout cas pas sa place dans le répertoire du Ipod de la demoiselle. Mais elle doutait que ces artistes aient leur place tout court dans un Ipod, aussi ne se sentait-elle pas honteuse de ne pas avoir en sa possession ces ô combien magnifiques sonates et concertos.
Et puis le départ pour le lycée ayant été précipité, Antonina n'avait même pas pu prendre le temps de soigneusement choisir ses vêtements et se coiffer. Heureusement pour la santé de ses parents, elle avait eu le temps d'empoigner le fer à friser, et joliment faire onduler ses cheveux, qui s'agitaient gracieusement dans son dos au rythme de ses pas. Au sommet de sa tête, elle avait placé un serre-tête bleu, décoré simplement d'un nœud papillon sur le côté et de quelques motifs. Quant à sa tenue, elle avait opté, n'ayant pas eu assez de temps pour vraiment inspecter sa penderie en détail, pour une veste en jean, en dessous de laquelle elle portait un tee-shirt bleu avec quelques inscriptions anglaises dessus, serré à la taille par une grosse ceinture noire. Une mini-jupe, de jean elle aussi, couvrait ses jambes jusqu'à mi-cuisse, et des leggins noirs mettaient le reste à l'abri des importuns courants d'air frais. Pour une fois, Antonina n'avait pas mit de chaussures à talons, mais de simples ballerines bleues elle aussi, qui ne faisaient aucun bruit lorsqu'elles se posaient sur le sol dallé des grands couloirs de l'Académie où elle étudiait. C'est sans doute pour cette raison qu'elle parvint à entendre, bruit étouffé et discret, mais tout de même audible, quelqu'un fredonner, ou du moins pensait-elle que c'était quelqu'un qui fredonnait plus loin dans ce couloir une chanson.
La jeune femme s'arrêta donc, promenant son regard bleu-vert sur ce qui l'entourait, ses fins sourcils froncés, à la recherche de la source de ce bruit. Curieux...Elle n'avait guère vue de monde en entrant, ce qui n'était pas étonnant en soit, il était tout de même assez tôt, alors d'où pouvait bien provenir ce bruit parasite? Tendant un peu plus l'oreille, elle finit par hausser les épaules, reprenant sa discrète marche le long du couloir, se disant que de toute manière, si quelqu'un se trouvait là, elle finirait bien par lui tomber dessus. Et c'est effectivement ce qu'elle fit à peine quelques minutes plus tard, lorsqu'elle entendit le bruit caractéristique d'un seau renversé suivit de celui d'une chute, et qu'elle s'arrêta de nouveau un moment, hésitant à continuer. Elle ne savait pas qui se trouvait ni ce que cette personne pouvait bien fabriquer, mais elle faisait un sacré raffut. Elle poussait même quelques exclamations, tiens...Antonina ne parvint pas à saisir le sens exacte de ses propos, mais elle se décida à avancer, au cas où, savait-on jamais, quelqu'un aurait quelques problèmes non loin de là. Même si on pouvait croire le contraire, la Russe aux longues jambes n'était pas un cœur de pierre, et acceptait fort bien d'aider son prochain, dans la mesure du possible évidemment. Elle n'était pas Wonder Woman ou un autre de ces 'extraordinaires' héros de Mangas, aussi ne pouvait-elle pas faire de miracles.
Quelques seconds plus tard, Antonina aperçut une personne penchée à la fenêtre, à quelques mètres seulement d'elle, et elle parcouru, ses chaussures ne faisant aucun bruit sur le sol, la distance qui les séparaient. Grand mal lui en prit, et elle le regretta aussitôt lorsqu'elle pu détailler à loisir celui-car il s'agissait bien d'un homme, aucun doute là-dessus-, qui se trouvait près d'elle. Il était...'vêtu', si on pouvait dire ça ainsi, d'un tee-shirt à la couleur, disons...très originale, et Antonina aurait bien voulu parler de son pantalon et le décrire, et ça aurait été chose aisée pour elle, si toutefois l'homme en question en avait porté un, bien entendu. La jeune femme resta un moment là à le fixer, une expression à mi-chemin entre la surprise et la perplexité peinte sur son visage pâle. Oh Mon Dieu...Jamais ses amies ne lui avait dit qu'il y avaient des satyres et des exhibitionnistes à l'Académie de Keimoo! Elle se serait méfié des couloirs vides, dans le cas contraire. Ralàlà...C'était bien la peine de venir tôt si c'était pour rencontrer des pervers qui se promenaient dans les couloirs sans pantalon. C'était une première, ça...Le jeune homme ne l'ayant toutefois pas remarqué, trop occupé à prendre l'air à la fenêtre (ce qui par ailleurs était une mauvaise idée vu sa tenue, mais enfin, chacun faisait ce qui lui plaisait, même chercher à tomber malade, elle n'allait en aucun cas le juger...), elle éleva la voix, ses lèvres s'étirant en un sourire compatissant quoi que quelque peu crispé, ce genre de sourire que l'on offre aux fous pour leur assurer que rien ne clochait chez eux, juste avant de prendre le combiné et composer le numéro de l'établissement spécialisé le plus proche:
« Je peux peut-être vous aider? »
Sa voix sonnait clairement ironique, mais c'était bien là son intention. Si elle pouvait l'aider à retrouver son pantalon, ce serait déjà une grande avancée, n'est-ce pas? A moins qu'il n'ai pas prit de pantalon avant de sortir...Hum, décidément, l'Académie regorgeait de gens spéciaux. Oh, elle n'avait rien contre, ah ah...Vive la diversité.
Antonina voulu faire un pas en avant, mais fut retenue par une marre d'eau de javel, qui s'étalait sur un périmètre relativement étiré. Ce fut à ce moment là qu'elle aperçut du coin de l'œil le seau qui gisait à terre, et ses yeux s'agrandirent sensiblement. Uh? Un élève qui passait la serpillière? Impossible...Ce garçon était-il un agent d'entretien, alors? Qui passait le balai sans pantalon...Non, il devait y avoir une explication à tout cela. Ou du moins l'espérait-elle. Sincèrement. Elle ne voulait pas croire que l'Académie engageait des exhibitionnistes pour laver les allées. Elle allait commencer à se poser des questions sur certains de leurs professeurs, sinon. _________________ ~She thinks she's everything you ever wanted to be. She thinks she's everything you've always wanted. ~And you? What do you think? |
|  | | | | Et le balais parait léger… [PV Antonina ] | |
|
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |