Venez incarner un étudiant et choisissez le groupe qui s'accorde le mieux avec votre personnage dans cette prestigieuse académie au cœur du Japon.
 
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 Concours Ecriture #2

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MessageSujet: Concours Ecriture #2   Lun 20 Sep - 14:20

Concours d'écriture #2




Thème du concours : Halloween
Vous devez écrire une fanfiction sur votre personnage ou un autre personnage de Keimoo sous le thème d'Halloween.

Format du texte : Deux formats : Texte individuel et texte collectif (plus d'un auteur)
Chaque joueur pourra présenter deux textes différents.

Déroulement du concours :
Toutes les participations et textes devront être envoyés par message privé à Lun Marv afin de ne pas bloquer toutes les boîtes de messages privés. Le texte ne devra pas comporter de signature ou de mise en forme permettant de reconnaître formellement l'auteur.

Durée du concours : 20/09/2010 au 31/10/2010

Prix du concours :
○ Troisième = création graphique
○ Le dauphin = création graphique
○ Le gagnant = création graphique & son nom sur la barre déroulante pendant un mois

○ Prix spécial = Texte collectif.

Jugement :
# Les écrits seront jugés par les membres, modérateurs et administrateurs. Chaque vote comptant pour un.
# Chaque votre devra être justifié.
# Seul Lun Marv ne votera pas (car je connais les noms des personnes qui ont écrit le texte ET donc je ne pourrais pas voter à l'aveugle. CQFD.)
# Ils seront publiés de façon anonyme sur le forum.
# Un membre peut voter pour son propre adresse.
# Un seul vote par joueur.
# Les votes dureront une semaine ouvrée.

Contestation : Les contestations, comme dans tout concours, devront se faire un mois ouvré après les résultats donnés. Elles devront être écrites et formulées de manières claires et justifiées. En cas de contestation jugée véridique, une décision administrative sera prise en compte.

Modalité d'inscription :
Aucune. Jouez le jeu ! On se fiche de savoir qui va gagner. C'est surtout pour le plaisir d'écrire un texte amusant/émouvant/triste/etc.


les questions,

--Emy A = Hey. [...] En fait voila, comme notre ' texte ' doit être anonyme, je me demandais alors comment on fait si on doit écrire une fiction sur notre perso ? On peut en prendre un autre, mais bon, le doute est la ...
Lun&Lod = Tu as raison '_' Alors c'est un anonyme. Non Anonyme. Je sais pas. J'imagine que c'est difficile de faire un texte anonyme. L'important c'est de ne pas avoir de signature à la fin. Malheureusement, on se doutera sans doute. (Redondance quand tu nous manques.)
Shiki (qui a la bonne solution ^_^) = Peut-être qu'il serait préférable d'écrire le texte à la première personne. Ne pas citer le nom du personnage, ainsi le lecteur peut aussi tenter de découvrir la personne dont il est question ;) Ca permet aussi de mieux mettre en avant la qualité d'écriture etc... Et juger sans influence. Ca fait double emploie ^^

--Saki Ôsen = Salut, on doit écrire un texte ou deux ? (tu parlais de texte collectif)
Lun = On peut écrire un texte ou deux. Si tu fais un seul texte, il peut être collectif et/ou individuel. / Si tu écris deux textes, ils peuvent être de même collectifs, individuels, ou l'un et l'autre.


Dernière édition par Lun Marv le Dim 7 Nov - 23:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Dim 7 Nov - 23:36

Les textes des participants <3

Bravo aux 4 courageux participants ^_^ et bonne chance !


--- Texte #1
Happy Halloween, my sweety,


La veille de la fête des morts. Comme pour exprimer un pardon d'avoir oublié un être aimé le reste de l'année. Pourtant, dans chaque roman relatant de la mort d'un personnage, il y a toujours un qui dicte une vérité universelle, qui ne semble s'appliquer que dans les livres : « La personne que tu as aimé reste dans ton coeur, et ne mourra jamais puisqu'elle veillera sur toi ». Stupide déclaration pour apaiser les coeurs fragiles des lecteurs qui pleurent devant une personne inexistante. Le genre humain était tellement pathétique, selon elle. La demoiselle ne croyait pas en Dieu, ni aux esprits, ni même en l'espèce humaine. Elle se sentait définitivement seule, et aucune chaleur humaine ne semblait raviver son coeur perdu dans les abîmes ténébreux.

Un soupire inaudible sous les pleurs des nuages qui remplaçaient ses larmes inexistantes. Pourquoi avait elle constamment cette impression que même les pierres semblaient plus vivantes qu'elle. Elle même trouvait qu'elle était le personnage dramatique d'une pièce de théâtre, qui en devenait grotesque parce qu'il s'apitoie trop sur son pauvre sort. Pauvre petite princesse dont les sentiments à fleur bleue l'avait poussé dans les retranchements de son âme. Cette face noire qui ne plaît guère à personne. Elle ne voit pas les enfants qui bravent ce mauvais temps pour seulement quelques bonbons, ni les parents qui les accompagnent avec ce sourire épanouie de voir ces futurs adultes grandir et s'amuser sans aucune autre arrière pensée.

Non, elle ne voit rien, les substances parcourant son corps meurtri la pousse à rester dans sa bulle, et à oublier que la vie n'est pas si noire, mais pas non plus aussi blanche qu'une lumière étincelante. Simplement grise. Mais, en cet instant, la jeune fille préfère se plonger dans une tâche d'encre qui paraît insondable, plutôt dans celle des lampadaires parcourant la ville. Il est tellement plus rassurant d'arpenter un chemin plonger dans des ténèbres, sans même songer à avoir peur de son ombre. Sans lumière, il n'y a pas d'ombre.

Elle ne se rend pas compte que ses pas la dirige vers la plage, où seul les remouds des vagues peuvent briser ce perpétuel son de pluie. Où, elle n'aura plus l'impression que les rires d'enfants heureux ne fêlent son âme chaque minute un peu plus. Il n'y a rien de pire que de contempler des sourires radieux pour une personne qui était incapable en cet instant d'acquérir cette allégresse. Elles les enviaient... Bien trop, pour leur souhaiter un drame dès qu'ils arriveraient chez eux. Ils donnaient l'impression que le bonheur leur était dû, pas comme s'il fallait se battre pour l'acquérir. Leurs vies ne ressemblaient pas à un perpétuel combat pour y gagner une seconde de sourire franc. Trick or treat...

Une farce... La plage est calme, vierge de trace pas, mise à part les siennes, et encore... celles ci s'effacent peu à peu par la pluie. Seul le bruit des vagues semblent l'atteindre, l'eau est si proche. La jeune fille se dirige vers celle ci, elle a toujours aimé l'eau... Enlevant ses chaussures, elle marche sur un bout de verre sans même sentir une quelconque douleur. La prise de drogue l'a fait se déconnecter de la réalité, alors elle se contente d'observer la mer avec un regard vide, comme ci la vie ne faisait plus vraiment partie d'elle. Elle reste ainsi, les pieds dans l'eau sans savoir si elle a froid ou non. Pendant combien de temps ? Elle n'aurait su le dire.

-Qu'est ce que tu fais ?

Elle reconnaît cette voix qui semble inquiète. La demoiselle met quelques secondes avant de se retourner, et contempler ce visage aussi beau que celui d'un ange. Il respire autant la chaleur qu'elle respire l'hostilité. Des opposés... Même au clair de lune, il semble rayonner. Elle l'envie en cet instant.

-Je danse.

Il la regarde avec un air interrogatif... C'était pourtant évident... Son corps ne bougeait certes pas, mais son esprit valsait entre ses sentiments, sa culpabilité, ses doutes, ses peurs. N'était ce pas Halloween ? L'heure où les hommes ressemblent à des montres ? L'heure où la mort était plus proche de la vie que le reste de l'année... Le lendemain, cette soirée ne serait qu'un cauchemar, un bad trip qui finirait.
Elle s'approcha lentement de lui, et l'embrassa doucement, sans transmettre la moindre émotion. Là où le sang avait remplacé son rouge à lèvre de la même couleur de quelques heures auparavant. Elle ne sait pas comment elle a été blessée. Elle ne s'en souvient plus. A vrai dire, elle ne s'en soucie pas, seul le goût du fer la fait comprendre qu'elle saigne. La douleur avait été annihilée par la prise de drogue.

Il l'observe avec cette même angoisse. La princesse semble si fragile en cet instant, si vulnérable. Et pourtant, il reste toujours cette trace de dureté sur son visage. Il sait qu'il n'obtiendra aucune autre réponse. Il sait qu'elle gardera jalousement ses secrets en elle. Il sait qu'elle ainsi. Il sait...

La jeune fille s'éloigne de lui, et avance lentement dans l'eau, mais pas très loin, jusqu'à ce que le niveau lui arrive aux genoux. Elle ne se sent ni en paix, ni en colère. Un tristesse immense que la drogue semble avoir provoqué à partir de petites choses qui sont devenues grandes. Elle se sentait comme une poupée de chiffon perdu dans une tempête de sentiments, et pourtant, elle semblait si calme à l'extérieur, si posée... Elle l'entend s'approcher d'elle, et sentir ses bras autour d'elle.
Ce soir, elle a vu des montres aussi réel que des humains ordinaires, mais si illusoires. Les montres n'existent pas, pas avec masques. Pourtant, on en côtoie tous, à chaque jour de notre vie. Halloween ne fait qu'accentuer le côté vindicatif de chaque personne.
Elle voit les personnes de son passé tournoyer doucement sur cette eau calme. Il n'y a pas de vent, simplement la pluie qui semble vouloir laver le pêché des êtres humains. Comme si, elle voulait protéger cette terre, comme un amant triste de ne pouvoir rien faire, mise à part observer silencieusement la souffrance muette de sa dulcinée. Pourtant la demoiselle ne voit rien de tout cela, juste ces fantômes dansant devant elle, et un peu à l'écart, la seule personne dont elle voulait demander le pardon, pour une faute qu'elle n'avait pas commise. Alors, elle s'avance, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que quelque chose l'arrête. Elle a oublié l'ange qui est venue jusqu'ici. Et pourtant, ce fantôme lui tend la main, comme pour l'inciter à se lover dans ses bras. Comme avant...
La drogue lui a fait perdre la réalité, la demoiselle ne comprend plus rien, comment un ange peut il l'empêcher de retrouver un être perdu depuis tant de temps ? Alors, elle se débat, hurle durant plusieurs minutes. Mais, elle n'a pas l'intention d'abdiquer. Ne voit il pas le regard serein de ce fantôme bienfaiteur ? Alors elle crie le prénom de cette illusion qu'elle croit vraie, qu'elle oublie chaque jour un peu plus. Hurle à cet ange de la laisser aller se reposer dans ces bras protecteurs. Rien n'y fait. La demoiselle reste prisonnière de cette étreinte à la fois abrupte et douce. Elle commence à griffer, à essayer de faire tomber cette entrave qui lui semble insurmontable. Elle a oublié qui il était réellement, ça n'avait plus d'importance, tout ce qu'elle voulait c'était rejoindre le fantôme de ses limbes.
Elle finit pourtant par se calmer, l'idée qu'elle ne pouvait rien faire s'insinuant dans son esprit lentement. Avant de laisser un dernier hurlement douloureux retentir sur les côtes. Finalement, les larmes ont été bien plus fortes qu'elle...



Happy Halloween Hime


--- Texte #2
    Halloween. Tout se couvre d'orange et de noir à l'occasion de cette fête païenne. Nous sommes au jour du 31 Octobre, il est à peut près vingt heures et des petits monstres courent de partout en réclamant des bonbons, accompagnés de leurs parents le plus souvent eux aussi déguisés. Fantôme, vampires, sorcières, loups garous ou zombie, ce soir l'horreur est à la fête. Des citrouilles jonchent les rues, éclairant la ville de leur sombre lumière orangée.

    Je venais de sortir de l'académie Keimoo et pour l'occasion, je m'étais évidemment déguisé. Je devais d'abord passer dans un orphelinat que je parrainais afin de célébrer Halloween avec mes chères têtes blondes. C'est pourquoi je passais d'abord à la confiserie pour acheter milles bonbon et douceurs à offrir aux enfants. Ensuite, j'aiderais à les déguiser et ils pourraient eux aussi faire la chasse aux bonbons. Mais ce n'était pas une mince affaire... Vous imaginez bien que nous n'étions pas beaucoup pour veiller sur ces enfants.

    Je passais devant un magasin vendant des costumes et entrais dedans afin de faire quelques emplettes et ainsi dénicher de jolie déguisement que pourraient porter les enfants. C'est les bras chargés de paquets que je rejoignais finalement le petit orphelinat où m'attendait avec beaucoup d'impatience, surement, les petits enfants qui y vivaient. J'étais comme eux, à moitié... Ce qu'ils pouvaient m'émouvoir...

    Je fis mon entrée et les plus jeunes parurent effrayés alors que les plus grands, qui avaient entre sept et douze ans, se mirent à rire et à applaudir. Mon costume était il si réussi ? Pour commencer, la veille, j'étais allée chez la coiffeuse afin de me faire une coloration noire et rouge. Ma blondeur n'étais plus. Du moins pour l'instant. La coloration était spéciale puisqu'en dix shampooing maximum, il n'y en aurait plus traces. Ensuite, dans l'après midi, je m'étais mis du rouge à lèvres très rouge sur la bouche, après avoir enfilé ma robe. Le haut était un corset rouge bordé de noir alors que la jupe, longue derrière et inexistante sur le devant était bleu. Dessous, j'avais enfilé un petit short noir. Des bas résilles sur lesquels j'avais ajouté des bottes d'un noir corbeau, bordées de fausse fourrure. Sur mes épaules enfin, une fausse peau de bête me servait de gilet. J'avais également mis des faux ongles crochus de couleur rouge, comme si cela avait été les griffes d'une dangereuse prédatrice. Pour la touche finale, j'avais pris du colorant alimentaire rouge et en avais mis aux commissures de mes lèvres pour donner l'illusion que je venais de boire du sang. Puis, j'en avais mis dans mon cou et sur mon décolleté pour faire un peu plus penser à une vampire venant de terminer un véritable festins. Du colorant tachait même le haut de ma robe, mais c'était mieux ainsi. Cela ferait plus vrai. (Petite image de la tenue. Mais il manque le sang un peu partout sur la gorge et le décolleté.)

    "- Je suis la comtesse Elisabeth Bathory, célèbre vampire. Qui donc me nourrira le premier ?" dis-je d'une vois se voulant caverneuse avant de rire.

    Je distribuais des bonbons aux enfants, aidé par les deux dames s'occupant des lieux à temps plein. Nous coupions un gâteau effrayant à l'effigie d'un squelette et le distribuions à toute cette marmaille avant d'allumer un dessin animé d'Halloween : Winnie l'ourson Lyumpy fête Halloween, pour que les tout petits n'aient pas trop peur, que nous regardions alors tous installé sur le canapé où assis à même le sol, en mangeant encore et toujours des bonbons.

    Lorsque le mot fin apparu sur l'écran, tout le monde s'habilla. Il était à peu près vingt deux heures, nous allions sortir et vers vingt trois heures, nous reviendrions coucher les tout petit. Ayame Li, l'une des deux gérante, resterait pour veiller sur eux, tandis que Keiko et moi même mènerions les plus grand dans une folle visite de maison hanté. Vingt deux heure quinze, tout les petits bout de chou étant fin prêts, nous sortions tous dans la ville après avoir définie des groupes.

    Je partais donc vers l'est accompagné par une dizaine d'enfant et ainsi, durant près de trois quarts d'heures, nous allions de maison en maison quémander des bonbons. Vers vingt trois heures enfin, nous rentrions. Je débarbouillais quelques enfants avant de les coucher. Lorsqu'enfin tout les petits de moins de huit ans furent couchés, Keiko et moi même ressortions, entraînant vers le nord les enfants les plus grand. Une maison fantôme avait fait son apparition en ville pour l'occasion et j'avais obtenue un créneau de deux heures où nous serions seuls dans les lieux. Seul avec notre effrois. Au final, la visite ne fut pas aussi effrayante que je l'avais espéré mais les enfants semblaient ravis, alors c'était parfait. Tout ce qui comptait, c'était qu'ils se soient régalés. Je quittais l'orphelinat à minuit, quand toute mes chères tête blondes furent couchés.

    Je marchais dans les rues, loin d'être fatigué et cherchait encore le moyen de m'amuser pour ces dernières heures d'Halloween. Cependant, le destin avait apparemment décidé qu'il en serait autrement ce soir. Je me sentais suivis alors que je tournais à l'angle d'une petite rue et je n'étais guère rassurée, consciente de n'avoir sur moi rien qui puisse me permettre une quelconque défense...Un cul-de-sac, c'était bien ma veine tiens, cela ne pouvais arriver qu'à moi, un truc aussi bête. Je me retournais vers cette silhouette qui me suivait depuis bien dix minutes maintenant et lui demandait ce qu'il voulait, puisant en mon être tout le courage que j'avais put rassembler. C'est à dire bien peu. Une vois à glacer le sang me répondis, sans une once de pitié.

    "- Vous tuer Milady."


    Allons donc. C'était Halloween, ce mec devait surement plaisanter hein ? Je rêvais. Je faisais un cauchemar. J'allais me réveiller et fêterait Halloween pour de bon... Mais je ne rêvais pas. Une douleur à l'épaule me fis comprendre que j'étais bien réveillé. Un canon fumant était braqué sur moi. Heureusement que ce type visait si mal. Ma main droite se posa sur mon épaule, alors que celle ci pissait littéralement le sang. Le balle était encore dedans, je le sentais. Je pris mon courage à deux mains et planta un doigts dans la plaie afin de stopper ma perte sanguine. Pour l'instant, je ne pouvais rien faire de plus que ça. Sauf que ce cher homme ne semblait pas vouloir s'arrêter là, évidemment.

    Je tombais au sol après avoir reçus une seconde balle, en haut de ma cuisse. Soit cet homme était nul en tir, soit la nuit troublait sa vue. Dans les deux cas, c'était on ne peux mieux pour moi. Je ne tenais pas à mourir si vite, du haut de mes dix-huit ans. La silhouette s'approcha et enleva sa capuche. Soudain, un souvenir horrible tambourina à mon esprit. Grave erreur que de se montrer ainsi devant moi... Du moins si je survivais à cette nuit, ce qui semblait assez compromis.

    La terreur. Ce sentiment me pétrifiais alors que je sentais le souffle chaud de l'homme caresser ma nuque. Ce salaud était là, tout près. Et il savourait, heureux de tuer la seule personne qui aurait put l'identifier et donc le faire plonger pour bien des meurtres. Dont un qui m'étais très cher. Je sentais le canon se poser sur mon dos et je faisais une grimace en fermant les yeux. Était-ce donc fini ? J'allais mourir un soir d'Halloween, dans cette sombre ruelle, assassiné ? Je pensais à mon père. Mon pauvre papa...

    "- Adieu... "Princesse"."

    Un sifflement. Un cri. Mon agresseur se relève en criant de douleur. Quelqu'un a tiré. Qui ? Toujours est-il que l'homme s'enfuit, alors que des pas précipités se rapproche de moi. On me soulève. On appelle les urgences, la police. je vais m'en tirer, je le sais. Mais je rage. Je bouillonne à l'ide qu'il s'en tire encore. Mais la partie n'est pas terminé. Désormais j'ai un visage. Une vois. L'enquête va pouvoir reprendre son cours. Et justice finira pas être faite.

    "- C'était lui..."

    Je disais cela en bredouillant, à l'attention de mon sauveur, qui était en fait une personne que je connaissais plutôt bien et qui m'avais suivie. J'aurais dût me douter que ce brave homme ne m'aurait pas laisser sortir sans surveillance... Ce soir, je devais admettre qu'il avait eu raison de me désobéir. Et je devais bien admettre qu'à l'avenir, j'aurais bien besoin de ses services Car assurément, cet homme que je souhaitais tuer semblait ne pas vouloir me savoir en vie. "Aucun d'eux ne peu vivre si l'autre survie." Me voir morte garantirait sa liberté. Le voir mort... serait pour moi justice.

    "- On se reverra..." murmurais-je, rageante "Et je te tuerais..."


--- Texte #3
Faux-semblants.

J’aime bien les fêtes où l'on se déguise. On revêt des costumes qui ne nous ressemblent pas, ou qui nous ressemblent trop bien.
Halloween, les bals masqués, et autres carnavals…
Mais aux yeux des autres, la vie ne serait-elle pas elle-même une grande mascarade ? Si ce n’est l’homme ou la femme parfaite, qui sait se montrer entièrement sous son vrai jour ? Qui ne porte pas de masque ? Même le plus fin qui soit ?

Certainement pas moi.
Halloween est une fête stupide, païenne, à but commercial et ce, de façon exclusive. Cependant, elle me plait bien. Cette année, je porterai un costume, du maquillage une perruque pour la deuxième fois. J’étais si à l’aise lors du bal de la Saint Valentin que j’ai envie de retenter l’expérience. C’est en portant des habits étranges, en cachant mon visage, que je me sens moi-même. Jugez-moi ! Vous ignorez qui je suis. Vos yeux se portaient-ils sur moi, il y a des semaines de cela ? Ou peut-être ne m’aviez-vous pas remarqué… Comment auriez-vous réagi si le loup était tombé ? J’imagine déjà la surprise dans vos regards, j’imagine vos réactions choquées.
Je suis tout le monde, je ne suis personne. Une image, un nom, un groupe. Ai-je le droit de rire ?

Je cacherai tout, mais je vous laisse mes yeux. Ne sont-ils pas le miroir de l’âme ? Leur couleur peut vous paraître extraordinaire, cependant elle est authentique. Je n’ai jamais cherché à la cacher. Au milieu de toutes ces nationalités, je ne suis qu’un mouton dans un énorme troupeau.

Halloween, une fête pour les enfants. N’est-ce pas étrange ? Pourquoi se déguiser en ce qui nous fait peur ? Dans ce sens, quel serait le costume que je devrais revêtir ? Je ne vais pas dire que je ne crains rien. Ce qui m’effraie ?

Le rejet.

Dites-moi. Quelle est la tenue à adopter ?
Évidemment. Il n’en n’existe pas.
Si au quotidien, je m’habille en une personne que tout le monde pourrait apprécier, il faudrait donc ce soir que je reste moi-même. Mais le problème est que… je ne sais pas comment faire. Plus de dix ans que je me cache, que je me perds. Et je n’ai pas ce fil d’Ariane pour m’amener aisément à la sortie. Je me suis perdu dans le labyrinthe de mon existence. J’essaie de trouver ma voie. J’envoie des messages codés par ci, par là. Pour l’instant, une personne m’a répondu. L’espoir n’est pas perdu.

Elle est une faible lumière qui me guide lentement.
Elle arrive à briser ce masque de diamant.



--- Texte #4
Halloween Time


From Seattle, with love.
" But Uncle ! I'm not a child anymore ! " je geins.

" Mais je suis toujours ton tuteur légal, que je sache, " me répond-il avec le ton de celui qui est sûr de gagner. " And stop calling me uncle ! " ajoute-t-il, exaspéré.

Je me mure dans un silence renfrogné, avec la ferme intention de ne pas lui céder un pouce de terrain.

" Andy " soupire-t-il. " It's just a couple of days, ya know.

- Mais tu ne comprends pas ! C'est le week-end d'Halloween, tu t'rappelles ? " je continue d'une voix de gamin.

- Justement. " note-t-il. " Ce n'est pas toi qui disait que les japonais n'y connaissaient rien en matière de fêtes ? "

J'ai déjà dit que je détestait avoir tort ? Je déteste avoir tort. Et par dessus tout, je déteste qu'Allan retourne mes propres arguments contre moi. Quand je pense que j'ai dû dire ça quand je suis arrivé à Keimoo, ça me met les nerfs en pelote.

" Mais tu sais, " j'enchaîne soudain avec un grand sourire, fier de ma trouvaille. " Je doute que l'administration accepte de me laisser louper une journée de cours avec tout ce qu'il s'est passé ! "

J'insiste tout particulièrement sur le "avec tout ce qu'il s'est passé", parce que je sais que mes aventures avec le FLPCB n'ont pas vraiment été du goûts de mon oncle.

Je suis génial.

Sauf que le petit rire d'Allan au moment ou je dis ça ne me dit rien qui vaille.

" J'ai appelé l'école, sweetheart. Ils trouvent que c'est une très bonne idée que tu passes un week-end dans ta famille. "

Je reste sidéré un bref instant. Pour un peu, j'aurait bien envie de piquer une crise comme un gosse : pour une fois que la direction aurait pu servir à quelque chose, elle trouve encore le moyen de me mettre des bâtons dans les roues. Je crois pouvoir dire sans dramatiser que je déteste ma vie.

" Je t'envoie ton billet d'avion par internet, mon grand. " conclut Allan à l'autre bout du fil. Et ça sonne un peu comme " na na na nanère-euh ! "

Rraah.

C'est donc comme ça que je me retrouve, le vendredi qui suit, à tenter désespérément de grappiller quelques heures de sommeil dans l'avion qui m'amène à Seattle.

Il a quatre choses à savoir sur les voyages en avions :

1) Il n'y a jamais assez de place devant soi pour mettre ses jambes et son sac.
2) La personne assise à côté de vous réussit toujours à dormir pendant les 15 heures que dure le vol, ce qui implique qu'il vous est donc impossible de vous lever pour aller aux toilettes.
3) La nourriture est dégueulasse.
4) Votre valise est toujours la dernière à arriver sur le tapis roulant quand on arrive à destination.

Et donc, après le bordel à l'aéroport international de Seattle, je me retrouve enfin au pied de mon immeuble (j'ai fait le reste du trajet en taxi, je précise). Oui, parce qu'en plus, Allan n'a même pas daigné venir me chercher. Pour information, il roule en Jaguar, donc j'estime que ça ne devrait pas trop le déranger de prendre la voiture, techniquement. Il faut croire que dans notre famille, la paresse n'a pas de limite.

Je passe la porte cochère en traînant derrière moi mon imposante valise, affichant le plus bel air de martyr que j'ai en réserve, quand je tombe nez à nez avec le responsable de tous mes malheurs du moment, appuyé nonchalamment contre le comptoir du hall d'entrée.

" Hey, " me lâche-t-il avec un sourire contrit.

Ma résolution de ne plus lui adresser la parole pour les dix années à venir part en fumée quand il vient me faire un long hug de bienvenue : j'ai beau dire, s'il y a bien quelqu'un qui me manque au Japon, c'est lui.

" Hey, " je lui réponds.

Il me regarde un instant avec un ce petit sourire irrésistible qui lui est propre, et je ne peux m'empêcher une fois de plus de remarquer notre ressemblance : les mêmes yeux verts, les mêmes cheveux blonds définitivement indisciplinés. D'ailleurs, je trouve que je lui ressemble encore plus, depuis que Ray s'est occupé de me couper les cheveux. La seule différence notable entre nous réside dans nos carrures diamétralement opposées : là ou je suis doté d'une silhouette dégingandée d'adolescent mal grandi, il aborde une musculature fine et délicate à faire pâlir n'importe quel mannequin. Héhé. J'ai un canon dans ma famille. Ahem. Bref.

" Tu as fait bon voyage ? " demande-t-il d'un air inquiet.

Je grimace.

" Tu as déjà réussit à faire bon voyage avec un vol long courrier, toi ? "

Il rit en s'emparant de ma valise, qu'il traîne jusqu'à l'ascenseur.

" Allez, n'y pense plus, " me dit-il de ce ton paternel qu'il adore prendre avec moi - et je sais rien qu'à son air qu'il va dire un truc qui ne va pas me plaire.

Il hésite.

" Je sais que tu voulais fêter Halloween avec tes amis, mais... "

Je sens venir la mauvaise nouvelle à des kilomètres. Je pensais qu'il voulait juste passer un week-end avec moi (et accessoirement, calmer mes envies de révolte), mais il y a visiblement autre chose. Il lâche un soupir, avant de reprendre :

" Ecoute, je suis désolé de ne pas te l'avoir dit plus tôt, mais... On a mis ton père dans un centre le mois dernier. "

J'ai dû pâlir parce qu'il me dévisage un instant d'un air inquiet.

" On essaie de le sortir de sa déprime " continue-t-il tout de même. " Et je pense que ça lui ferait du bien de te voir un peu, ne serait-ce qu'une journée. "

Je détourne le regard, agacé.

" Comme s'il avait besoin de moi, " je grogne.

" Ne dis pas ça, " soupire Allan, gêné. " Je sais qu'il n'a pas été un père exemplaire, mais tu peux le comprendre, n'est-ce pas ? "

Je lève les yeux vers lui en croisant les bras sur mon torse, tandis que mon humeur descend en chute libre.

" Non, je ne le comprends pas. Je suis son fils, bordel ! Et le fils de sa femme, aussi ! Toi, est-ce que tu es devenu alcoolique, quand elle morte ? Bien sûr que non ! Parce que toi, t'es pas un putain d'égoïste !

- Essaie de te mettre à sa place, Andy ! Andrea était tout ce qu'il avait, tu sais ? Avant de la rencontrer, il ne valait pas mieux que maintenant - tu l'aurais vu la première fois que je l'ai rencontré...

- C'est bon, Allan, " je soupire. " Tu réussiras pas à me convaincre comme ça, de toute façon. Mais j'irai le voir, si ça peut te faire plaisir. "

Le reste de l'ascension se fait en silence, tandis que je rumine notre conversation, contrarié. Bien sûr que je ne peux pas comprendre : je n'ai jamais perdu personne, moi, techniquement. Sauf qu'à cause de lui, j'ai quand même perdu mon père en même temps que ma mère. Et pour ça, je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir.

Le " ting" de l'ascenseur me tire de mes réflexions, et je suis Allan dans le couloir, sans un geste pour l'aider à porter ma valise. Je sais, c'est de la mauvaise foi, mais je lui en veux de m'avoir faire venir pour mon père, et encore plus de me l'avoir caché jusqu'ici.

Mon tuteur allume les lumières en entrant dans l'appartement, et je prends soudain conscience du fait que je ne sais même pas quelle heure il est. J'ai toujours eu du mal avec le décalage horaire. Je sais qu'il est de 17 heures entre Seattle et le Japon, mais comme je débarque de plus de quinze heures de vol, j'ai un peu de mal à m'en sortir. Cela dit, à ce stade, tout ce que je veux, c'est une bonne nuit de sommeil.

Sauf que je n'ai même pas l'occasion d'émettre l'idée ; à peine ai-je mis un pied dans l'appartement qu'une silhouette féminine se rue sur moi pour me rouler la pelle de ma vie. Un bref instant, je suis tenté de lui coller une gifle retentissante - qui que ce soit, toute mes connaissances à Seattle savent que je suis gay - mais un semblant de galanterie m'en empêche. A moins que ça ne soit l'air hilare d'Allan à un mètre de là.

Ce n'est que quand je me retrouve à étouffer dans un long hug et une impressionnante quantité de dreads que je comprends enfin.

" Helen ? " je lâche, un sourire idiot accroché au visage.

Elle se décolle de moi un bref instant pour me flasher un sourire à mille watts et, en un instant, toute ma mauvaise humeur disparaît.

Helen est une de mes meilleurs amies depuis l'enfance : grande et méchamment bien foutue, c'est une grande gueule à qui il faut éviter de marcher sur les pieds. Et vice et versa, d'ailleurs, parce qu'elle porté généralement des chaussures compensées à l'allure menaçante. Laissant mes yeux la détailler sans aucune honte, je constate que ses dreads sont à présent méchées de rouge, et ça lui va sacrément bien.

" Bon sang, Andy, qu'est ce que tu m'as manqué ! "

Et elle m'engloutit à nouveau dans un hug monumental.

" Moi aussi grande perche, moi aussi, " je lâche en la serrant contre moi.

" Allez, suis-moi, y'a une surprise dans le salon !

- Tu veux dire, une surprise autre que ta présence ici ? "

En guise de réponse, elle me fait son regard de chat que j'aime tant, avant de s'emparer de ma main pour me traîner derrière elle.

Je lâche un merci silencieux à Allan en passant près de lui, auquel il me répond d'un sourire, rassuré de voir que mon humeur est de nouveau au beau fixe.

Et quelque chose me dit que ça va aller de mieux en mieux.

Tandis que nous débouchons dans le salon, je pile net sur le pas de la porte, victime du plus gros blocage de ces six derniers mois.

Un, deux.

Un, deux.

Reconnexion.

Là, installés sur le canapé et les tabourets répartis autour de l'îlot central de la cuisine à l'américaine, toute ma bande de pote de Seattle me regarde avec l'air de ceux qui sont très contents d'eux.

J'ai à peine le temps de réaliser que bam ! Je me retrouve aussitôt entouré d'une demi-douxaine de personnes qui m'accueillent à grand renfort de claques dans le dos, d'embrassades et de bises.

Je suis aux anges.

C'est vrai qu'à la base, je n'avais eu aucun regret à quitter Seattle. Mais ça ne change rien au fait que ça fait un bien fou de les revoir.

" T'as toujours l'air aussi ahuri ! " me lâche Simon avec un sourire d'oreille à oreille.

" J't'emmerde, le rouquin ! Je rétorque et lui passant un savon. Liz n'est pas là ? " Je demande à la ronde.

" Nan, elle bosse toujours au café, " me répond son frère, Daniel, ses yeux bridés pétillants sous ses cheveux noirs.

" On ira la voir tout à l'heure, " enchaîne un grand blond à l'allure tape-à-l'oeil avant de me coller un smack retentissant en plein sur les lèvres. Avec son slim, son tee-shirt violet qui découvre une partie de son ventre et ses multiples bracelet, il pourrait tout aussi bien se balader avec une pancarte " Je suis gay " que ça ne serait pas plus efficace.

" Laisse-en un peu pour les autres, crétin de Zach ! " le rembarre Simon dans une bourrade.

Zachary lui tire la langue pour signifier son désaccord, mais s'écarte quand même pour laisser la place aux deux personnes restantes. Après une bise et une comparaison contrariée de nos tailles respectives de la part de Nell, une petite blonde aux allures de poupée, un silence gêné s'installe, tandis que mes yeux se posent sur le dernier membres de la bande.

" Hey, " le lance Jillian avec un demi-sourire.

" Hey, " je lui réponds en le prenant dans mes bras.

Je ne peux pas m'empêcher de culpabiliser en repensant à la façon dont je l'ai laissé, l'année dernière, mais, si je devine le regret dans ses yeux noirs, il semble avoir choisit de ne plus y penser et c'est avec soulagement que je me fais cette réflexion. Quelque part, aucune de nous deux n'a envie de gâcher notre amitié pour ce qu'il s'est passé entre nous avant mon départ.

Très vite, la conversation embraye sur ma vie au Japon, et je leur raconte Keimoo, le bal de la St Valentin, le FLPCB, la coloc' avec Ray et Morphine sans omettre aucun détail, accueillant par des éclats de rires les remarques déplacées de Zack et les reproches de Nell. Je ne passe que deux choses sous silence : la présence de Rachel chez nous, par soucis de discrétion et mon histoire avec Ichiro, au début de l'année. Ma fatigue semble s'être envolée, et je compte bien en profiter pour passer un maximum de temps avec eux - d'autant que je n'ai pas encore vu Liz, et autant dire qu'il est hors de question que j'aille me coucher sans l'avoir revue.

" Bon, tu la veux, cette surprise, oui ou non ? " lâche Helen à un moment de la conversation.

Je la regarde avec un air bovin.

" Pardon ? Ça n'était pas vous, la surprise ? "

Elle me flashe encore un des ses sourires irrésistibles avant de sortir avec révérence quelque chose de sous la table basse. Et là, je me dis que je pourrais probablement mourir ce soir que je n'en aurais rien à foutre.

Sur la table trônent maintenant un chocolat viennois de chez Starbuck Coffee ET une assiette de cupcakes chocolat-praline. Mes amis sont fantastiques.

Pour les malheureux qui ne connaissent pas, le cupcake est un petit gâteau américain avec une base proche du muffin (en plus dense) recouvert d'un fabuleux glaçage (le frosting) à base de beurre, de lait, et d'une tonne de sucre glace. En bref, un orgasme buccal - vous me passerez l'expression.

" C'est Liz qui les a fait, " m'indique Dan, sans que ça soit réellement nécessaire - Liz est une véritable experte en cuisine, et tout particulièrement en cupcakes. D'ailleurs, je soupçonne une bonne partie de la clientèle du café où elle travaille de venir uniquement pour ses cupcakes. Et je les comprends.

Bref.

C'est ainsi que deux cupcakes, trois fou-rires, une razzia dans ma valise pour me changer et trois pâtés de maison plus tard, nous nous retrouvons devant le café sous le regard curieux des habitués (ils ont beau nous connaître, ça n'est pas souvent qu'ils voient autant de monde entrer d'un seul coup).

Je suis aussitôt accueillit par le patron, un jeune célibataire qui a repris l'affaire de ses parents, et qui s'empresse de venir m'ébouriffer les cheveux en riant.

" Ça faisait un bail, gamin ! Quand es-tu rentré ?

- J'suis pas vraiment rentré, j'suis là que pour le week-end " je lui réponds avec un grand sourire.

" Aaaw. Y'a que les gens riches comme toi qui peuvent se permettre de faire 30 heures de vol aller-retour juste pour un week-end. " fait-il d'un air dépité.

On se met tous à rire comme des idiots, même s'il faut avouer que c'est assez vrai : Allan est tellement riche que ça en devient malsain.

" On s'amuse bien, par ici ? " fait une voix féminine derrière nous.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je suis dans ses bras. Liz, de par ses origines asiatique, n'est pas vraiment grande, mais il faut avouer que, même comme ça, disparaissant entre mes bras, elle en jette. Ses yeux bridés cerclés de noir apparaissent sous ses cheveux violine, parfaitement lisses, tombant sur ses épaules nues, et ses bras sont couverts de tatouages. A côté, son frère jumeau, Dan, paraît franchement normal, même avec ses deux anneaux côte à côte, sur sa lèvre inférieure. Il faut dire qu'il a gardé les cheveux noirs, lui.

" Salut le blond ! " me lance-t-elle. " On te manquait tellement qu't'as décidé de revenir ?

- Pss, ça te ferait trop plaisir ! " je siffle en lui pinçant le bras.

Elle me colle une tape sur la main avant de retourner s'occuper d'un couple qui vient d'entrer, et nous nous répartissons sur deux tables près de la baie vitrée pour discuter joyeusement du programme des deux jours à venir.

On finit par se décider pour un squattage en règle dans la villa de Nell, qui, en plus de ressembler à une princesse, à le compte en banque qui va avec. Oui, je sais : non seulement je suis riche, mais mes amis aussi. Ne m'en veuillez pas, mais ma vie est géniale.

On finit par se séparer sur le coup de 22 heures, parce que non seulement ça n'est pas vraiment l'heure de manger des cupcakes et aucun d'entre nous n'a encore dîné, mais en plus, la fatigue a fini par ma rattraper, et je donnerai n'importe quoi pour une bonne nuit de sommeil.

" Je t'ai fait couler un bain, " m'informe Allan quand je rentre à l'appartement.

" Brillante initiative, " je lui réponds, ravi qu'il ait eu l'idée.

Un instant plus tard, je laisse mes yeux errer sur la mousse autour de moi, tournant et retournant dans ma tête les derniers événements. Le FLPCB. Ray et Morphine. Rachel. Mon père... Je soupire. J'aime ma vie à Keimoo, probablement bien plus que ma vie à Seattle ; et ce, en grande partie parce qu'au Japon, je n'ai pas à m'occuper de mon alcoolique de père. Pourtant, je suis bien forcé d'admettre que certaines choses me manquent. Les virées entre potes avec toute la bande, les soirées DVD avec Allan, et probablement même les rendez-vous avec Jillian même si, à présent, je ne ressens rien de plus que de l'amitié pour lui. Quelque part, la petite routine mouvementée que je vivais ici me plaisait. En étant tout à fait honnête, je dirais que l'idéal serait qu'ils viennent tous avec moi au Japon - mais j'ai conscience qu'il s'agit d'un souhait parfaitement égoïste.

Lorsque je sors, Allan me fait signe de venir m'assoir à côté de lui sur le canapé, et je ne me fais pas prier, venant aussitôt me blottir contre lui. Il s'empare de la serviette posé autour de mon cou et commence à me sécher doucement les cheveux, comme il avait l'habitude de le faire quand j'étais plus jeune.

" Je suis content que tu sois là, " me dit-il tout bas.

En temps normal, je lui aurait sûrement rétorqué que je n'avais pas eu le choix, mais je devine au son de sa voix que je lui ai réellement manqué, depuis qu'il est venu m'aider à m'installer au début de l'été.

Alors je ne dis rien, et me contente de fermer les yeux un instant.

*


" Hey, la belle au bois dormant ! "

Je geins pour manifester mon mécontentement face à cette tentative de me tirer du sommeil, et roule à l'autre bout du lit en entraînant la couette avec moi.

C'est fou ce que je suis bien, ici. Mon lit a-t-il toujours été aussi moelleux ? Et aussi grand ? Entre le confort et le rayon de soleil qui vient me chatouiller la joue, je crois bien que je pourrais passer le reste de ma vie ici. Sauf que manifestement, quelqu'un a la ferme intention de m'en empêcher.

" Allez, debout ! "

Je disparais un peu plus sous la couette en espérant qu'on finira par me laisser en paix.

" Andrea Stormfield ! Je te somme de te réveiller ! " tonne la voix.

Mais c'est qu'elle insiste, en plus. Résigné, j'émerge avec difficulté pour constater que je ne suis manifestement pas à mon appartement, comme je le croyais. D'ailleurs, ça n'est pas à Keimoo que j'aurais l'occasion de me réveiller avec une vue plongeante sur le plus beau décolleté qui m'a jamais été donné de voir. Bon, après, pas de chance pour ledit décolleté, ce spectacle ne m'arrache qu'un haussement de sourcils interrogateur, n'étant pas du genre à m'émouvoir devant ce genre d'attributs... Typiquement féminin, nous dirons. Bref.

Ce n'est que quand je lève les yeux sur le visage courroucé d'Helen que je percute.

Ah, oui.
Allan, l'avion, Seattle et tout le tremblement.

J'avais oublié qu'un vol long courrier pouvait être si crevant, tiens. J'ai l'impression qu'un tracteur m'est passé dessus. D'ailleurs, je n'ai pas la moindre idée de comment j'ai bien pu atterrir dans mon lit.

" C'est bon, t'es opérationnel ?

- Tout de suite les grands mots ! " je proteste.

Je me redresse péniblement tandis qu'Helen trépigne à côté de mon lit avec l'air de celle qui attend un événement hyper-important et qui aimerait bien pouvoir faire un saut dans le temps. Elle a de la chance, parce que si je n'étais pas aussi décalqué, je la bombarderais déjà de questions.

*


Il va falloir qu'on m'explique à quelle moment j'ai fait une erreur. Peut-être est-ce quand j'ai accepté de suivre Helen sans qu'elle me dise où on allait. Ou bien quand je n'ai pas relevé la présence d'un Zach totalement survolté pendant notre petite excursion (d'environ 4 heures) dans diverses boutiques du quartier. Enfin bref.

Toujours est-il que lorsque nous nous retrouvons devant chez Nell en début de soirée, j'ai comme le pressentiment que je ne suis pas au courant de tout. C'est la musique la première qui me met sur la voie : l'introduction de la version de Marylin Manson de "This is Halloween" me parvient par la porte entre-ouverte, et je sens mon sourire s'élargir au fur et à mesure que je monte la volée de marches qui mène au palier.

J'ai déjà dis que mes amis était géniaux ? Mes amis sont géniaux.

Les fausses toiles d'araignée ont transformé pour une soirée le décor idyllique de la villa de Nell en maison hanté, aidées par la lumière tamisée des ampoules que mes amis ont pris soin de changer pour l'occasion. Des draps noirs et pourpre ont été tendu aux murs et aux fenêtres, flanqués aux endroits stratégiques de faux squelettes grimaçants, et je devine que ça n'est là que la partie visible de la déco (Simon a toujours eu un goût assez douteux pour les blagues. Note pour plus tard : faire attention en ouvrant les portes.)

Mais le plus impressionnant, c'est de loin les costumes des occupants des lieux. Toute la bande est réunie, ainsi qu'une bonne partie de mes connaissances de Seattle, accompagnées d'inconnus notoires venus grossir les rangs.
C'est Nell la première qui vient m'accueillir, en parfaite hôtesse, magnifique dans son immense robe noire. Sa peau est encore plus pâle que d'ordinaire, offrant un contraste violent avec le rouge éclatant de ses lèvres peintes.
Simon, qui me saute au cou un instant plus tard, fait un épouvantail saisissant de réalisme ; j'en viens d'ailleurs à me demander où diable a-t-il bien pu trouver toute cette paille.
Les jumeaux sont plus classes que jamais, dans leurs costumes de vampires steampunks avec option "real fangs inside" (leur père est prothésiste dentaire, il faut dire que ça aide un peu au réalisme de la chose). Je ne peux que lâcher un "woaw" admiratif devant la minutie des détails des rouages et autres parties métalliques qui ornent leurs chemises à jabots et leurs chapeaux haut-de-forme.
Quant à Jillian, il fait un chapelier fou tellement sexy que Johnny Deep pourrait bien aller se rhabiller. Il faut dire que Johnny Deep ne porte pas une chemise qui laisse apparaître un piercing au nombril, lui. Il faudra que je pense à demander à Ji quand est-ce qu'il a fait ça, tiens. Ahem. Bref.
Zachary, qui s'était éclipsé - allez savoir comment - en arrivant, réapparaît aux côtés des autres dans un costume d'arlequin bigarré, le visage fendu d'un gigantesque sourire.

" Surprise ! " lâche-t-il sur le ton de l'évidence en arrivant près de moi. " Je suppose qu'il est inutile de demander si ça te plaît, " ajoute-t-il avec un clin d'œil.

" Vous êtes géniaux, " je murmure simplement.

Après un autre regard à la ronde, je conclus piteusement :

" Mais du coup, je suis le seul qui n'est pas déguisé. "

Vu que, comme je suis près à parier que c'était une idée d'Helen, il y a de grande chance pour qu'elle se soit prévu un costume.

" Que tu crois ! " me dit-elle en me flashant son fameux sourire.

Ah ? Je crois que j'ai des amis encore plus géniaux que je ne le pensais. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouve à l'étage dans la chambre de Nell, où les autres ont entassé leurs sacs et autres manteaux. Et, au milieu de tout ça trône le plus beau costume que j'ai jamais vu. Un genre de... sorcier - la version mec de Eruka dans Soul Eater, vous voyez ? Mais si, mais si. Y'a des rayures, un chapeau pointu avec le bout qui part en live, des jabots, du noir, du blanc, de l'orange. Bon, okay, j'aurais du mal à décrire tout ça précisément. Mais c'est méga-classe.

Enfin bref, résultat, on fait sensation, Helen et moi, quand on se décide à redescendre. Pour information, elle est en version fille de la chose de Frankenstein, mais genre encore plus belle de Sally. Bon, ceci dit, je pense que son décolleté vertigineux doit aussi y être pour quelque chose. Mais passons.

*


Bon. Je suppose qu'il doit y avoir un moment dans la soirée où j'ai dépassé ma limite de tolérance à l'alcool. Mais je serais bien incapable de dire quand, puisque j'ai du coup une légère tendance à oublier les évènements au fur et à mesure.

" Stormfiiieeeld, " me hèle piteusement Simon en venant s'accrocher à mon cou, le regard vitreux. " T'as l'air décalqué. "

Je lui adresse ce qui se veut être un regard dubitatif - avec un succès tout relatif étant donné que oui, je suis vraiment décalqué. Mais pour ma défense, il est mal placé pour faire des remarques. Pour preuve, s'il n'était pas ivre mort, je ne serais pas actuellement en train d'essayer de l'empêcher de m'embrasser. J'ai toujours admirer la capacité de ce type à devenir subitement bi quand il a trop bu. Tiens, d'ailleurs, j'espère que Liz a pensé à son appareil photo - il ne faudrait pas qu'on loupe la traditionnelle photo compromettante de Simon roulant une pelle à un mec (en espérant que je ne sois pas ledit mec, parce que bon, j'ai ma fierté, tout de même).

" Andy, " me lâche-t-il avec une moue blessée. " Tu m'aimes plus ? "

Je pouffe de rire derrière les bords de mon chapeau, avant de tenter une réponse cohérente.

" Mais si, Sim, je t'aime. Mais toi, tu vas beaucoup moins aimer si tu te réveilles demain en te rappelant que tu m'as embrassé, tu crois pas ? "

Il me regarde d'un air bovin, tandis que son cerveau imbibé d'alcool assimile lentement ce que je viens de lui dire. Ce qui est drôle avec Simon, c'est s'il n'est absolument plus maître de lui-même quand il est ivre, en revanche, il se souvient toujours de tout le lendemain. Résultat, il passe généralement une semaine après chaque cuite à s'excuser platement auprès de quiconque à eu à subir ses humeurs pour le moins... entreprenantes.

Peu enclin à me donner une réponse intelligible, il opte pour un long hug (à lire : il s'accroche à mon cou pour éviter de s'étaler sur le carrelage) avant d'aller s'affaler sur le canapé déjà occupé par Helen.

Ouf. Menace écartée.

L'instant d'après, je me retrouve assis au bar avec Liz sur les genoux, et la bouteille de vodka-tagada que je me trimbalais tout à l'heure trône vide devant moi. Je ne me rappelle certes pas l'avoir vidée, mais comme je ne me rappelle pas non plus comment je suis arrivé là, j'en déduis que c'est bien mon fait. Tandis que Liz s'emploie à remplir nos verres avec ce que j'identifie comme du Get 27 - il faudra que je file mon verre à quelqu'un d'autre, parce que je déteste ça - j'entreprends de localiser mes amis dans le chaos de plus en plus complet de la villa.
Simon a visiblement repris du poil de la bête - et accessoirement son orientation de base - puisque je le trouve, toujours sur son canapé, en grande discution avec une petite brune déguisée en Samara, du The Ring. Discution qui a l'air de tourner à son avantage, puisque l'instant d'après, ils sont en train de se rouler des pelles. Damned. Pas de photos compromettantes ce soir, on dirait.
Helen et Nell sont toutes les deux en train de danser au centre de la pièce, accompagnées de quelques autres personnes, sous les regards gourmands d'un groupe de mec assis à même le sol à côté des fauteuils. J'ai toujours admiré l'effet qu'elles pouvaient avoir sur la gent masculine, ces deux-là. C'est assez impressionnant.
Jillian aussi est sur la piste, occupé à danser avec un capitaine Crochet plutôt convainquant qui - connaissant Ji comme je le connais - risque de ne pas finir la soirée seul. C'est fou comme j'ai déteins sur lui à l'époque où on sortait ensemble, tiens. Ahem. Bref.
Je ne vois pas Zach, mais étant donné que je l'ai vu disparaître un peu plus tôt au bras d'un charmant jeune homme déguisé en Jocker (version Batman, of course), quelque chose me dit qu'il profite assez bien de la soirée. Tiens, d'ailleurs, il faudra qu'on m'explique comment ça se fait qu'il y ait une telle concentration de mec bi/gay dans une seule pièce - c'est proprement dingue. Pour Jillian, c'est moi qui l'ai converti, okay. Et Zach... Enfin voilà, quoi. Mais j'aimerai bien savoir d'où ils ont bien pu sortir les autres - je veux bien admettre qu'on vit dans une époque assez libre au niveau des mœurs, mais bon, là, on se croirait dans Gakuen Heaven. Et j'exagère à peine.
Enfin, passons.
Je n'ai pas le temps de repérer Dan, puisque c'est lui qui apparaît subitement sur le tabouret à côté de nous, avant de me flasher un sourire particulièrement appétissant. Ahem. Oui, j'ai trop bu, on sait.

" Enfin, Liz, " fait-il à sa sœur d'un ton suave en me lançant un regard en coulisse. " Laisses-en un peu pour les autres. "

Je manque de recracher mon Get 27 - d'ailleurs, je me demande pourquoi je l'ai bu puisque c'est toujours aussi infect - avant de me cacher derrière Liz pour ne pas que Daniel voit mon air proprement scandalisé. Non mais ! Même pour rire, ça devrait être interdit, ça ! Est-ce qu'il sait que le mettre dans mon lit est sur ma liste depuis qu'on se connait, à peu près ? Il a du soucis à se faire, le garçon, s'il s'amuse à me narguer.

" Tssk, " lâche Liz en lui donnant un coup sur le bras. " T'es hétéro, tu te rappelles ? "

Ouf. Merci, ma sauveuse ! Enfin quelqu'un de raisonnable.

" Mais c'est Halloween, frangine. On joue un personnage, n'est-ce pas ? "

Et bon sang, j'espère que ses yeux brillants sont dus à l'alcool parce que sinon je le moleste sur place.
Et comme je tiens à rester dans la légalité, je décide de battre en retraire pour aller rejoindre les filles sur la piste de danse, laissant ma place à Liz qui s'empare aussitôt de mon tabouret.
Non mais sérieusement, quand je vous disais que ça n'était pas normal. Dan est tout ce qu'il y a de plus hétéro, et surtout, c'était quoi ces avances pas du tout discrètes ?

De toute façon, il est hors de question que je touche à un hétéro. Et au frère de Liz.

Même s'il ne demande que ça.

*


Après ce genre de soirée, je fais généralement la différence entre deux sentiments bien distincts : les regrets, et les remords.

Le lendemain matin - quoique, c'est vite dit puisqu'il est probablement presque quinze heures - il me faut un certain temps avant de comprendre que je me trouve confortablement installé dans le grand lit deux-places de la chambre d'amis de la villa de Nell. Et que je ne suis pas seul.
Les évènements de la veille me reviennent en bloc au moment précis où mon regard se pose sur le visage endormi - ô combien sexy - de Dan, blotti dans mes bras. Euh. Oups ? Et donc là, je peux dire que j'ai un paquet de remords. Mais, au moins, je n'ai aucun regret.

Et puis de toute façon, même mes remords s'évanouissent quand Daniel me flashe un sourire scandaleusement sexy en ouvrant les yeux, avant de venir m'embrasser sans la moindre gène.

Reste plus qu'à espérer que personne n'aura l'idée d'ouvrir la porte.

*


Il pleut des cordes. Dans le taxi qui me ramène à mon appartement de Keimoo, je ressasse mon week-end en me laissant bercer par les cahots de la route et le tambourinement de la pluie sur le toit de la voiture.

Bon sang. J'ai couché avec Daniel. Si on m'avait dit ça avant que je ne débarque à Seattle, j'aurais éclaté de rire - okay, j'en crevais d'envie, mais franchement, je n'imaginais même pas que ça puisse arriver.
Bon, forcément après ça, j'ai eu droit à la classique conversation embarrassée, et Daniel m'a expliqué que même si ça lui avait plu, il n'y avait rien de sérieux, et bla, bla, bla. De toute façon, je n'en demande pas moins - une relation à distance avec un supposé hétéro, merci, mais non merci. Disons juste que je peux rayer ça de ma liste. Tiens, il faudra que je raconte ça à Ray, d'ailleurs, je suis sûr que ça va bien le faire rire.

Je suis à la limite de m'assoupir quand mon téléphone vibre dans ma poche, m'arrachant un grognement mécontent.

" Hey, " me fait Allan au bout du fil.

" Hey, " je lui réponds, retrouvant aussitôt le sourire. " Des nouvelles ?

- Il va bien, globalement. Je crois qu'il regrette beaucoup la façon dont il s'est comporté avec toi, tu sais. "

Je lâche un soupire. Comme prévu, je suis allé voir mon père, dimanche après-midi. Et comme prévu, il m'a foutu dehors.

" Si seulement il pouvait regretter au moment où il m'envoie chier, " je rétorque, amer.

" Andy... " commence Allan dans un soupire.

" C'est bon, je sais. Il n'a pas été très agréable avec moi, mais tu avais raison. Moi aussi, j'avais besoin de le voir. "

Un silence.

" Je suis presque arrivé chez moi, Lan, j'vais te laisser.

- Okay mon grand. Tu me rappelles bientôt ?

- Bien sûr, " je réponds dans un souffle.

Je marque un temps d'arrêt, et reprends au moment où il allait me dire au revoir.

" Allan.

- Oui ?

- Ne le laisse pas te faire de mal. Tu n'es pas Andrea, tu sais, même s'il l'oublie parfois. Ce n'est pas à toi de t'occuper de lui. "

Un nouveau silence m'informe qu'il réfléchit. Je crois qu'il pensait que je n'avais pas remarqué l'attachement de mon père pour lui - pas de chance, je ne suis pas dupe.

" Je te le promets, Andy, " finit-il par répondre, avec dans la voix ce petit sourire triste que je lui connais lorsqu'il parle de sa sœur ou de mon père.

" A très vite. "
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Invité
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MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Dim 7 Nov - 23:37

-- Classez les textes en fonction de votre préférence

Spoiler:
 



    -- Originalité
    #
    #
    #
    #

    -- Style d’écriture, orthographe, mise en forme
    #
    #
    #
    #

    -- Coup de Cœur
    #
    #
    #
    #

    -- Correspondant le plus aux critères demandés (Halloween, Keimoo)
    #
    #
    #
    #

    -- Enfin, si vous deviez donner un adjectif (émouvant, drôle, effrayant, etc) aux textes, lequel serait-il ?
    Texte #1 :
    Texte #2 :
    Texte #3 :
    Texte #4 :
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Irydessa Plessis Belliere
♠ Club Cuisine || Mannequin


Féminin Compteur 89
Age: 19
Job: Mannequin / Egerie de son Père pour la marque Plessis&Bellière
Clubs création: Culinaire
Localisation: Certainement dans Keimoo
Humeur: Très triste. Déprimée.


KMO
 :

MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Dim 14 Nov - 19:55

Allez, je me jette à l'eau :P Soyez pas timide les autres, venez :D

-- Originalité
    # Texte 3
    # Texte 1
    # Texte 2
    # Texte 4

    -- Style d’écriture, orthographe, mise en forme
    # Texte 3
    # Texte 4
    # Texte 2
    # Texte 1

    -- Coup de Cœur
    # Texte 2
    # Texte 4
    # Texte 3
    # Texte 1

    -- Correspondant le plus aux critères demandés (Halloween, Keimoo)
    # Texte 4
    # Texte 2
    # Texte 1
    # Texte 3

    -- Enfin, si vous deviez donner un adjectif (émouvant, drôle, effrayant, etc) aux textes, lequel serait-il ?
    Texte #1 : Touchant
    Texte #2 : Emouvant
    Texte #3 : Poétique
    Texte #4 : Drôle
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Dim 14 Nov - 20:29

-- Originalité
#1
#3
#4
#2

-- Style d’écriture, orthographe, mise en forme
#1
#4
#3
#2

-- Coup de Cœur
#1 ♥
#3
#4
#2

-- Correspondant le plus aux critères demandés (Halloween, Keimoo)
#2
#4
#3
#1

-- Enfin, si vous deviez donner un adjectif (émouvant, drôle, effrayant, etc) aux textes, lequel serait-il ?
Texte #1 : Sentiment
Texte #2 : Vengeance
Texte #3 : poétique comme Irry
Texte #4 : Drôle aussi


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Saki Ôsen
♠ Club Art - Natation


Féminin Compteur 206
Age: 18
Job: Serveuse (cafét' hôpital)
Clubs création: Art - Natation

KMO
 :

MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Lun 22 Nov - 22:45

Je pense que comme moi (quoique je n'en sais rien), certaines personnes ont voté par mp.... =O

Saki Ôsen a écrit:
Originalité :

1
3
2
4

Style d'écriture :

1
3
2
4

Coup de coeur :

3
1
2
4

Respect des critères :

4
2
3
1

Adjectif :

1 - triste
2 - intriguant
3 - déprimant
4 - je n'ai pas réussi à trouver un adjectif qui lui correspondrait. Désolée.

_________________


Du retard en RP, sorry ! En mode Event.

Spoiler:
 
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Lun 13 Déc - 23:22




• C o n c o u r s ° d ' É c r i t u r e ° d ' H a l l o w e e n •

L'écriture est un passe-temps, une passion et une liberté. C'est la source même de la raison de forum comme les RP. Les écrits font rire, amusent, et tirent les larmes. Les émotions, les idées, les changements. Chaque civilisation a son écriture.
Je remercie les participants de ce concours. Ainsi que les trois personnes qui ont voté.

Et je ne perds pas courage pour les prochains concours.

Le prix de l’Originalité est attribué à Yume Namida
1 = 50
3 = 40
2 = 11
4 = 07

Le prix du Style d’écriture est attribué àYume Namida
1 = 41
3 = 35
4 = 21
2 = 11

Le prix Coup de Cœur est attribué à Shiki Katsuragi
3 = 35
1 = 31
2 = 26
4 = 16

Le texte répondant le plus aux critères est attribué à Ayame Igarashi
4 = 50
2 = 40
1 = 11
3 = 11

SOIT,

Le sujet 1 = 133pt = Yume Namida qui a remporté 2/4 des catégories
Le sujet 2 = 88pt = Irydessa Plessis Belliere qui a remporté 0/4 des catégories
Le sujet 3 = 121pt = Shiki Katsuragi qui a remporté 1/4 des catégories
Le sujet 4 = 94pt = Ayame Igarashi, qui a remporté 1/4 des catégories





• R é s u l t a t s •




Merci de votre participation au concours,
Et félicitation pour votre participation au forum tout simplement.

Ainsi qu'à ceux qui ont voté : Irydessa Plessis Belliere, Saki Ôsen, Alvin Almond.


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Shiki Katsuragi
♠ Vice-capitaine Natation - Kyûdô
♠ Vice-capitaine Natation - Kyûdô


Masculin Compteur 876
Age: 19
Sport/s: Vice Capitaine du club de Natation; Kyûdo.
Passion: La passion nuit à la raison.
Humeur: A votre convenance.


KMO
 :

MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Lun 27 Déc - 10:07

=O

Je suis désolée de n'avoir pas eu le temps de voter u_u C'est surtout que je n'ai pas eu le temps de tout lire en fait... --' La période ne tombait pas trop bien pour moi. Enfin merci à ceux qui ont voté, et merci pour ce deuxième prix :O
J'ai aimé écrire mon tout petit texte...même si je ne visais pas de prix oO. C'était surtout parce que je ne pouvais pas me consacrer à mes rp que j'ai tenu à rédiger ce texte.

Mignons ces petits trophées ! C'est avec grand plaisir que je vais mettre le mien dans ma signature ^^

_________________
Semi-absente. Admin&Event only.
Spoiler:
 

Smile ?



#5EAE72
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Yume Namida



Féminin Compteur 95
Age: 20
Localisation: Bar, Bibliothèque...
Humeur: Chieuse


KMO
 :

MessageSujet: Re: Concours Ecriture #2   Lun 27 Déc - 13:48

Han les prix ont diraient des timbres la poste, j'adore =O

J'avoue que je pensais pas gagner Oo Je l'ai fait un peu l'arrache, et complètement hors sujet XD Mais si ça a plut tant mieux ^.^
Sur ce, je veux ma création graphique & mon nom sur la barre déroulante pendant un mois *sbaff* Oui, je me tais T_T

Pour les votes, je vais pas dire que je voulais voter, parce que c'est pas vrai XD Pour la simple et bonne raison que j'aurais été incapable de donner un avis subjectif XD
En tout cas, j'ai bien aimé ton texte Shiki ^^

_________________
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Concours Ecriture #2

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